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Actualités de la SFP
L'organisation du Congrès International Francophone pour les Etudiants en Physiothérapie et Kinésithérapie (CIFEPK) vient de publier le programme scientifique de l'évènement.
Sur leur site internet cifepk.org, les organisateurs du CIFEPK ont publié le programme scientifique officiel.
Au total plus de 120 formations et près de 100 intervenants . 3 grands volets :
Le programme est composé de séances plénières, d'ateliers théoriques, d'ateliers pratiques, de communications orales libres et des meilleurs mémoires . A cela s'ajoutent des tables rondes et des communications sous forme de posters. Pour rappel, cette 3ème édition aura lieu à Rennes les 3 et 4 février. Il reste encore des places pour tout le monde (étudiant ou diplômé). Vous pouvez encore vous inscrire.
Le vendredi 3 et samedi 4 février 2012 se dérouleront à Rennes le Congrès international Francophone Etudiants en Physiothérapie et Kinésithérapie : CIFEPK.
La Société Française de Physiothérapie est partenaire de l'événement. Plus d'info sur : www.cifepk.org
La Société Française de Physiothérapie franchit une nouvelle étape et crée l’évènement dans la profession. Pour la première fois en France, le monde de la rééducation se voit offrir un outil indispensable à l’amélioration des pratiques. La SFP, grâce à la contribution de chacun de ses membres, permet dès aujourd’hui un accès intégral et illimité à la Cochrane Library. Cette ouverture sur la connaissance et l’expertise internationale permettra à nos membres d’implémenter dans leur quotidien les dernières données scientifiques du monde de la physiothérapie. La SFP, en proposant ce nouveau service, contribue ainsi à l’émancipation de la physiothérapie dans notre pays.
Quelques mots pour mieux comprendre la puissance de ce nouveau service : La Cochrane Collaboration est une organisation internationale à but non lucratif qui ne reçoit aucun financement industriel ou privé. Son objectif est la réalisation et la publication de revues systématiques de la plus haute qualité. On dénombre plus de 4600 revues systématiques actuellement dans la Cochrane Library. Les revues systématiques sont produites par des groupes de publications (31), dont les thèmes couvrent différents domaines de la santé. Par exemple, la santé des enfants, les troubles musculosquelettiques, l'orthopédie, la neurologie, les poumons, etc. Chaque mois, environ 60 nouveaux titres ou mises à jour de revues anciennes sont publiés, dont certains intéressent directement la pratique des physiothérapeutes ou évaluent des interventions réalisées par des physiothérapeutes. On peut retrouver sur le site du centre Cochrane Français les titres des revues identifiées par un groupe de lecteurs indépendants depuis janvier 2011. Par exemple, les effets thérapeutiques des ultrasons dans l'entorse de cheville ou les étirements pour prévenir ou diminuer la douleur des courbatures musculaires. Les adhérents de la SFP ont désormais la possibilité d'accéder et de lire les textes complets des revues systématiques de la Collaboration Cochrane. Ce qui nous permet de nous inscrire dans une dynamique pour proposer un accès à des informations scientifiques de haute qualité comme le font d'autres sociétés savantes internationales. Lien pour accéder à la page d'explication d'accès à la Cochrane
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La Société Française de Physiothérapie a organisé, samedi 24 septembre 2011, la 2ème édition du forum inter-associations. Les représentants de 9 associations professionnelles* étaient présents pour discuter des convergences et rapprochements possibles avec la SFP. Deux types de partenariat ont été proposés, le détail de chacun est consultable ici.
Certaines associations ont déjà fait part de leur décision de nous rejoindre, d’autres doivent en débattre lors de leur prochaine assemblée générale. Ces unions doivent permettre une plus grande efficacité dans les actions menées et ainsi élargir un peu plus le rayonnement de la physiothérapie en France comme à l’étranger. Le prochain Congrès International Francophone pour les Etudiants en Physiothérapie et Kinésithérapie, le CIFEKP, qui se déroulera pour la première fois en France, était aussi représenté. La SFP, partenaire de cet événement, participera à la validation scientifique des interventions. Les associations qui n’étaient pas présentes au forum et qui souhaiteraient plus d’informations sur les objectifs de la SFP sont cordialement invitées à se faire connaître. (contact : info@sfphysio.fr ). Nous remercions vivement toutes les associations présentes pour leur implication dans ce processus de rassemblement indispensable à la physiothérapie de demain. Rendez-vous sur www.sfphysio.fr La SFP, c’est pour vous. *Associations présentes : - Société Française de Rééducation de l’Epaule (SFRE) - Société Française de rééducation de la Main (SFRM et GEMMSOR) - Association Cou, Tête, Téguments, Cicatrices (ACTTC) - Groupe Kinésithérapie Travail Scoliose (GKTS) - Association Réseau Rééducation Périnéale (ARREP) - Groupe de Travail Kinésithérapie de la Société de Pneumologie de Langue Française (GTK) - Société Française des Masseurs-Kinésithérapeutes du Sport (SFMKS) - Groupe d'Etudes et de Recherches Appliquées à la Rééducation (GERAR) - Société Internationale de Rééducation en Pelvi-Périnéologie (SIREPP) Remerciements à l'EFOM pour la mise à disposition de la salle Pour mieux cerner les problématiques des kinésithérapeutes, nous vous proposons chaque semaine un sondage en direct.
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Une nouvelle rubrique fait son apparition, en cette rentrée 2011 !!!
Pour mieux cerner les problématiques des kinésithérapeutes, nous vous proposons chaque semaine un sondage en direct: le "Sondage SFP 2011". N’hésitez pas à nous faire part de votre opinion grâce aux questions posées. Elles changent chaque semaine ! Et le vote est anonyme. Alors répondez à la question de la semaine dans le sondage ouvert à tous, dans la colonne de droite du site de la SFP. Les résultats seront exposés en semaine suivante. N'hésitez pas à diffuser autour de vous.
Question 1 (semaine du 03 au 09 Octobre 2011) : A quelques rares exceptions, la quasi-totalité des pays ont choisi une appellation fédératrice de "physiotherapy". Depuis quelque temps, en France, la profession s’interroge à la fois sur sa place et surtout sur sa lisibilité au sein de la communauté internationale. Etes-vous favorable à un changement de nom de la profession, pour physiothérapie ?
Question 2 (semaine du 10 au 16 Octobre 2011) : Voilà près de deux ans que le Ministère de la santé a engagé la réforme de la formation des Kinésithérapeutes. La réforme issue des accords de Bologne prévoit un cursus universitaire susceptible de déboucher sur un doctorat. Pensez que la durée des études doit être supérieure à 4 années ?
Question 3 (semaine du 17 au 23 Octobre 2011) : La spécialisation en kinésithérapie fait débat depuis le début des années 1970, lors du passage des études à 3 ans. Le nombre d’organismes de formation continue, d’IFMK et d’Universités qui proposent des formations complémentaires a littéralement décuplé, prouvant ainsi que la formation initiale ne suffit plus et que la spécialisation en kinésithérapie de fait existe. C’est déjà le cas dans certains domaines comme en kinésithérapie du sport ou en pneumologie. Entre polyvalence et spécialisation…Les spécialisations en kinésithérapie seraient-elles utiles à la profession ?
Question 4 (semaine du 24 au 31 Octobre 2011) : Est-il encore nécessaire de parler de la kinésithérapie ? Oui, certainement !!! Mais est-il nécessaire de parler des possibilités nouvelles de la kinésithérapie à destination du public ? Une campagne d’information sur les possibilités thérapeutiques de la kinésithérapie dans le domaine de la santé est-elle souhaitable ?
Question 5 (semaine du 01 au 06 Novembre 2011) : Parler de la kinésithérapie, n’est pas facile. En effet, le malade ne va pas voir son kiné, il va se faire masser !!! Alors que les instituts de massage s’ouvrent chaque jour dans les rues des grandes villes… Le massage doit-il relever du monopole du kinésithérapeute ?
Question 6 (semaine du 07 au 13 Novembre 2011) : La Haute Autorité de Santé (HAS) produit de nombreuses recommandations professionnelles, y compris dans le domaine de la kinésithérapie. Fruit d’une collaboration entre kinésithérapeutes et médecins, elles contribuent à préciser le panorama des pratiques tout comme leurs attentes. Cependant, il n’est pas toujours aisé de connaître leur impact sur les professionnels. Pour vous, ces recommandations professionnelles sont-elles utiles dans votre pratique ?
Question 7 (semaine du 14 au 20 Novembre 2011) : Un nouveau tournant dans la profession ? Un travail qui devrait voir s’amenuiser l’empirisme, une recherche naissante… Les prémices d’une profession à caractère scientifique apparaissent. Une structure professionnelle à caractère scientifique et indépendante vous paraît-elle utile ?
Question 8 (semaine du 21 au 27 Novembre 2011) : La rumeur court, depuis quelque temps on en parle. Une certaine simplification des procédures administratives, un libre choix dans la qualité et la quantité des actes choisis sous la responsabilité du kinésithérapeute. L’accès libre de la kinésithérapie est-il souhaitable ?
Question 9 (semaine du 28 au 04 Décembre 2011) : La kinésithérapie, dite profession paramédicale est très encadrée dans le domaine des honoraires, puisque le dépassement d’honoraires est exceptionnel, alors que bien des situations le justifieraient. Etes-vous favorable au dépassement d’honoraires en pratique libérale ?
Question 10 (semaine du 05 au 11 Décembre 2011) : La réforme des études reste encore floue dans certains domaines. Cependant, la responsabilité des professionnels vis-à-vis des organismes gestionnaires de la santé est de plus en plus pressante. Mais le kinésithérapeute, professionnel de la santé, a-t-il tous les éléments pour affiner sa réflexion ? Selon vous, un enseignement en économie de la santé est-il indispensable ?
Question 11 (semaine du 12 au 18 Décembre 2011) : Alors que la profession est à environ 75% représentée par un exercice libéral, le stage cabinet, ô combien formateur, reste quasi symbolique… Seriez-vous favorable à un stage de longue durée en libéral pour les étudiants ?
Question 12 (semaine du 19 Décembre 2011 au 01 Janvier 2012) : Connue depuis déjà plusieurs années, la répartition territorial des kinésithérapeutes montre un déficit marqué pour le milieu rural. Etes-vous opposé à l’octroi d’avantages financiers pour les jeunes qui s’installent en milieu rural ?
Question 13 (semaine du 02 au 08 Janvier 2012) : Longtemps accusée de creuser le déficit de la Sécurité sociale, victime depuis 1974 d’incitations fortes à la modération dans les indications et l’aspect quantitatif des prescriptions, la kinésithérapie ne représente que moins de 3% des dépenses de santé en 2009. De part sa dépendance à la prescription médicale, elle a peu de moyens pour agir. Seriez-vous favorable à la présence d’un kinésithérapeute-conseil au sein des caisses primaires d’assurance maladie ?
Question 14 (semaine du 09 au 15 Janvier 2012) : Le patient qui souffre vient surtout pour se faire masser ! Et peut-être pour envisager une rééducation. Bien souvent, en raison de ses capacités relationnelles thérapeutiques, le malade oriente le traitement du kinésithérapeute. Vos patients vous réclament-ils systématiquement un massage pour l’affection qui justifie votre intervention ?
Question 15 (semaine du 16 au 22 Janvier 2012) : Afin de pallier le déficit de kinésithérapeute, plusieurs solutions sont envisagées. Parmi elles, le médecin pourrait abandonner certains gestes lui appartenant au profit du kinésithérapeute, comme cela a toujours existé ! Ainsi, certaines immobilisations plâtrées, les extubations chez l’adulte et l’enfant en sont des exemples. Etes-vous favorable à la généralisation d’un transfert d’actes du médecin au profit du kinésithérapeute ?
Question 16 (semaine du 23 au 29 Janvier 2012) : Plusieurs rapports l’ont évoquée et la réflexion se poursuit dans ce domaine. Face à la pénurie de kinésithérapeutes d’origines française ou étrangère, il est envisagé de déléguer, voire de transférer certains actes en faveur d’aides kinésithérapeutes, donc non kinésithérapeutes. La formation d’aides-kinésithérapeutes encore appelés auxiliaires de rééducation fonctionnelle est-elle une solution à la pénurie de professionnels ?
© Marc Beaumont
L’évènement est suffisamment rare pour ne pas se réjouir de la nouvelle !!
Depuis octobre 2010, sous l’égide de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, la Société Française de Physiothérapie, le Groupe de Travail en Kinésithérapie de la SPLF et la SOFMER participent à la création d’un nouvel acte destiné à la prise en charge des BPCO. En effet, déjà réalisé dans certains centres de rééducation, voire en cabinets spécialisés, cet acte provisoirement appelé "réhabilitation respiratoire", sera intégré au titre XIV de la NGAP. Le document de travail actuel précise les conditions d’éligibilité des patients, le matériel nécessaire à la prise en charge, les éléments de suivi, ainsi que la formation minimale pour les kinésithérapeutes. Prochainement, ce document finalisé devrait être soumis à la HAS, afin d’envisager une faisabilité débouchant alors sur une lettre clé, un nombre d’actes et une prise en charge financière. La dernière étape s’annonce favorablement. R. Remondière
Voici le Compte Rendu de la 5ème réunion du Collège de la Masso-‐Kinésithérapie du Jeudi 30 juin 2011 (10h-‐17h) – HAS (Saint Denis La Plaine), (CR adopté le 15 septembre 2011).
© anja ciomer - Fotolia.com
La première question qui nous vient spontanément à l’esprit, lorsque l'on parle de sociétés, d’associations ou de groupes de professionnels, est la place réelle ou supposée qu’ils occupent ou ont occupée dans la construction d’une identité professionnelle. Ce serait commettre une erreur de penser que, à l’aune des connaissances d’aujourd’hui et de l’individualisme patent, les acquis furent faciles à gagner. Mais, il en a toujours été ainsi, et tout particulièrement dans le domaine des professions dites paramédicales. En effet, la grande crise économique qui débute en 1929 touche les démocraties qui semblent impuissantes à maîtriser le chômage et la misère. En 1934, le pouvoir politique est malmené et la propension qu’il place à régler certains problèmes liés à la santé est repoussée.
L’exercice médical n’est pas réellement protégé contre ceux que l’on désigne encore comme les illégaux et la frontière entre les nouveaux détenteurs de diplômes et ceux qui n’en possèdent pas reste très imprécise. Cependant, les médecins s’organisent en associations et en syndicats. Fait nouveau, le pouvoir médical est attaqué et de l’arrêt Mercier, en 1936, naît pour le médecin, une nouvelle contrainte, puisque : «Il se forme entre le médecin et son client un véritable contrat comportant, pour le praticien, l’engagement, sinon, bien évidemment de guérir le malade, … de lui donner des soins...consciencieux, attentifs, et, réserves faites de circonstances exceptionnelles, conformes aux données acquises de la science ». Quelques années plus tard, l’arrêt Teyssier de 1942, s’il exerce une contrainte supplémentaire d’information et d’obtention du consentement du malade, n’aura pas de conséquence pour une population acquise au massage et à la kinésithérapie. Face à cette situation, la France est en reste, car la création de la profession de masseur médical, d’infirmiers-masseurs, de gymnaste médical diluent quelque peu la prise en charge du malade, situation amplifiée, en 1942, par la création de la profession - éphémère - de moniteur de gymnastique médicale. Les luttes d’influence que l’on peut situer entre 1890 et 1947 sont caractérisées par une médicalisation des pratiques manuelles et l’appropriation par les médecins, constatée au moment de la Première Guerre Mondiale seront toujours aussi pressantes, alors que cette situation n’est pas retrouvée dans les autres pays. Le mouvement international qui s’amplifie, après les années 30, s’appuie sur des réalisations clarifiées, puisque dans la plupart des pays un seul métier existe, dont les appellations reprennent bien souvent le mot massage, telles la Society of Trained Masseuses qui se regroupera avec l’Institute of Massage and Remedial Gymnastics pour devenir la Chartered Society of Physiotherapy, suivi par la Canadian Association of Massage and Remedial Gymnastics qui fait paraître sa première revue professionnelle en 1923. C’est dans ce contexte qu’émerge la Société Française de Kinésithérapie, en 1936. Audacieux, ses membres ! Ils vont utiliser un vocable contesté, largement autant par les professionnels que par les médecins qui ne s’y retrouvent pas. Ils seront, cependant, à l’initiative et les organisateurs du premier Congrès International de Massage qui verra à Paris, les représentants des groupements professionnels de la plupart des pays industrialisés. Las ! La Seconde Guerre Mondiale sera fatale à une évolution prometteuse.
Parler de la Société Française de Physiothérapie, c’est aborder un aspect symbolique fort de la profession qui véhicule des valeurs, transmissibles. Qu’on en juge !
1936 Un groupe de pionniers, infirmiers-masseurs, masseurs médicaux, fonde la Société De Kinésithérapie-SDK, 10 ans avant la création du diplôme d’Etat Français et obtient très rapidement une audience importante de la part de praticiens en instance de reconnaissance. Ce groupe influent œuvre de façon décisive en faveur de la création du diplôme d’Etat de Masseur-Kinésithérapeute, en avril. 1937 Cette société pionnière servira de référence pour la diffusion des connaissances scientifiques parmi les plus récentes. L’engouement, suscité par une demande forte en terme de soins de rééducation, au rang desquels le massage trône en bonne place, provoque par réaction une demande importante de formation et d’informations qui aboutira à la création de la Revue de Kinésithérapie, éditée par la SDK. Mais elle aura aussi le pouvoir de faire passer des idées, des techniques que beaucoup attendent en l'absence réelle d'ouvrages de référence. Elle rassemble, à travers des articles de base, un grand nombre de praticiens du corps souffrant, kinésithérapeutes, masseurs, gymnastes médicaux, infirmiers-masseurs, diplômés ou non, médecins, tous autour d'une même démarche : le geste qui soigne. Son originalité tient à ses activités de formation pratique en faveur des kinésithérapeutes... Alors que ces derniers sont encore quasiment inconnus, seulement identifiés à travers la persistance de leur appellation de masseur. Par ailleurs, la Société de Kinésithérapie, de par la personnalité de ses dirigeants, va contribuer à l'édification des programmes du futur diplôme d’Etat tant réclamé. Le mouvement d’organisation ne reste pas isolé et de nombreux pays seront présents, à Paris, au premier Congrès International de Massage et des Auxiliaires Médicaux, organisé par la SDK. Fort de son pouvoir rapidement gagné, elle organise en 1937 le premier Congrès International de Massage et des Auxiliaires Médicaux qui permet la rencontre de professionnels encore mal acceptés, voire ignorés, venus de nombreux pays avec des personnalités du monde scientifique et politique. Ils restent cependant invisibles, non seulement parce que placés par subordination dans l’ombre des médecins, mais aussi dans l’ignorance gouvernementale. 1944 Au retour des prisonniers de guerre, enfin libérés, les adhérents se mettent gratuitement à la disposition de ces derniers. Il sont en provenance des camps allemands et les membres de la SDK assurent des massages à la sortie des trains, dans les gares. 1960 L’attractivité de cette nouvelle profession se fait jour et les réunions à caractère scientifique sont toujours très prisées, organisées en fin de semaine ou en soirée de formation. 1974 L’augmentation de la durée de formation de deux à trois ans donne un élan supplémentaire à la SDK représentée par son organe officiel, les Annales de Kinésithérapie, dont le rédacteur en chef est Eric Viel, entouré d’une équipe dont les membres sont pour la plupart sortis de l’Ecole des Cadres de Bois Larris. 1993 La SDK est membre fondateur de l'Association Française de Recherche et d'Evaluation en Kinésithérapie-AFREK avec 8 autres organismes de formation ou organisation syndicale. Elle quittera l'AFREK en 2003. 2001 Le bilan-diagnostic est une avancée professionnelle importante et la SDK met en place des ateliers itinérants, intitulés K2K sur le diagnostic kinésithérapique, à Lille, Nantes, Dijon, Nancy, Montpellier. 2003 La SDK devient la Société Française de Kinésithérapie-SFK et se transforme en société savante. Elle décide donc de renouer avec les présentations à caractère scientifique à l’occasion des demandes d’affiliation. Ces dernières sont alors parrainées C’est le début d’une collaboration avec l’ANAES devenue Haute Autorité en Santé-HAS, productrice, entre autres, des recommandations professionnelles. 2004 La SFK propose une définition du massage, de la gymnastique et de la masso-kinésithérapie, en ligne sur le site. 2007 Le 20 janvier 2007, la SFK est co-organisatrice des Journées de formations de Kinésithérapie, la revue -JFK2007, Espace Saint-Martin- Paris. L'enregistrement en audio des conférences permet de revoir les diaporamas depuis un ordinateur personnel. Lien ici Le 24 novembre 2007, elle organise le forum : Le processus de Bologne à l'horizon 2010, quelle route pour une réforme ? L'ensemble des conférences est enregistré pour éviter tout débat récurrent. Huit propositions sont élaborées. Lien ici 2009 La transformation de la SFK en Société Française de Physiothérapie-SFP est une étape nouvelle, qui répond à la place qu’occupe le kinésithérapeute dans le processus de distribution des soins. Elle est co-organisatrice des Journées de Formation en Kinésithérapie-JFK2009, à l'espace Charenton de Paris. Lien ici C’est l’année où est attribué le premier prix de la SFP destiné à récompenser un travail de recherche original, présenté au JFK 2009. Lien ici
La Société Française de Kinésithérapie a changé de nom pour s'appeler Société Française de Physiothérapie. Cette modification était-elle nécessaire ? La masso-kinésithérapie a connu des étapes importantes qui ont modifié en profondeur son image, ses pratiques. Aujourd’hui, elle est arrivée à un autre tournant dans son évolution.
La réforme LMD peine à se mettre en place en raisons de divergences importantes entre les exigences de la profession et celle des pouvoirs publics, très frileux quant à l’intérêt de la prolongation et de la poursuite d’études. La dynamique internationale nous a poussé aussi à suivre cette nécessaire évolution de notre profession. Si la quasi-totalité des pays dans le monde a choisi l’appellation physiothérapie, fédératrice, moderne et chargée d’un sens commun, la France peut choisir de rester fidèle à son appellation historique, mais la plus ancienne des sociétés de professionnels en kinésithérapie, fondée en 1936, devenue société savante, se devait de changer de nom. Ce vocable mieux adapté à notre quotidien, doit convaincre les sceptiques et permettre de s’adapter à ce changement. S’il n’est pas dans notre pouvoir d’augurer la modification de dénomination de la profession, nous aurons besoin de tous pour relayer ce nouveau concept en faisant valoir nos savoirs et nos pratiques. Cette nouvelle appellation s’inscrit dans le mouvement d’une évolution des pratiques qui épouse les approches plus larges de la physiothérapie, puisque les futurs professionnels sont de fait liés à la notion de responsabilité professionnelle et de capacités décisionnelles.
2010
Une redéfinition des activités de la SFP sur des bases propres à mieux affronter la dynamique européenne et mondiale pousse à une ouverture plus large. Afin de répondre à une demande croissante et après avoir modifié la procédure d’affiliation (qui nécessitait une présentation de travaux scientifiques), l'affiliation est devenue libre, sur simple demande. Les statuts et règlement intérieur de la SFP ont été actualisés le 10 avril 2010. La SFP est organisatrice du forum sur le thème Les associations en kinésithérapie : essai de regroupement. Lien ici 2011 La SFP est co-organisatrice des Journées de Francophones de Kinésithérapie-JFK2011, au Palais des Congrès du Parc Chanot, de Marseille. Lien ici Elle favorise l’accès aux bases PEDro et Cochrane qui sont les outils indispensables à une pratique responsable et propose depuis cette année des traductions françaises ; un abonnement à tarif préférentiel pour Kinésithérapie la Revue est proposé aux adhérents de la SFP et biens d’autres avantages à retrouver sur le site. Lien ici A venir en 2013 La SFP est co-organisatrice des Journées Francophones de Kinésithérapie-JFK 2013, que tous attendent avec impatience… A 75 ans, la SFP se porte bien aujourd'hui, grâce à la confiance de ses adhérents pour une kinésithérapie toujours plus responsable.
La FNEK a invité la SFP à participer à une Table Ronde lors de son 9ème Congrès qui a lieu à Tours.
C'est Annabelle COUILLANDRE qui a été chargée de représenter la SFP à cette importante manifestation pour une table ronde sur la recherche en kinésithérapie.
Joëlle André-Vert et Jean-Philippe Regnaux, tous les 2 évaluateurs des essais cliniques de PEDro ont été remerciés ainsi que la Société Française de Physiothérapie pour leur implication dans le développement de PEDro (notamment la traduction du site effectuée par Joëlle André-Vert et Pierre Trudelle).
Un petit cocktail a été donné mardi 21 juin 2011 lors du congrès WCPT 2011 d'Amsterdam. Anne Moseley a annoncé également que le projet PEDro était en plein développement avec de nouvelles traductions de l'interface du site en cours et le soutien des associations membres de la WCPT. Sur la photo, vous pouvez voir les 12 membres de la SFP présents à la WCPT et 3 autres français (bientôt membres ?) Journaux professionnels, Sondage, Membres, SFP
Généralités
L'accès à des périodiques papier ou électronique constitue selon plusieurs études l'un des obstacles à l'implantation et la diffusion des connaissances scientifiques dans la pratique thérapeutique. Objectifs du sondage: La société française de physiothérapie a donc réalisé un sondage auprès de ses membres pour savoir : 1 - S'ils étaient intéressés par des abonnements à des journaux périodiques en lien avec la physiothérapie 2- Connaître les principales revues et les raisons possibles des choix 3- Déterminer le coût éventuel pour la SFP et pour les membres Méthodologie: Les membres de la société française de physiothérapie ont été invités par email à participer à un sondage entre février et mars 2011. Le sondage comprenait 15 questions, divisées en trois catégories : les caractéristiques des participants, l'état des lectures professionnelles et les journaux que les membres de la SFP aimeraient lire. Le sondage a été conçu à l'aide d'un logiciel : Survey Monkey. Les critères pour sélectionner les titres des journaux étaient : être une revue en rapport avec la physiothérapie, être indexé dans un moteur de recherche, avoir un comité de lecture pour la sélection des articles, être en français ou en anglais, avoir un accès payant aux archives. 43 titres de journaux ont été identifiés et sélectionnés à partir des listes des revues du journal citation report (JCR) et des éditeurs internationaux de journaux de physiothérapie (ISPJE). Analyse : les réponses ont été exprimées en %; aucune comparaison statistique n'a été faite. Nous avons calculé le risque relatif (RR) lorsque cela était possible. Résultats - Les participants 232 invitations ont été envoyées avec 2 relances. 128 membres ont répondu totalement ou partiellement soit un taux de participation de 54 %. Le tableau 1 (en pièce jointe) regroupe les principales caractéristiques des participants. -Caractéristiques de la lecture des votants Les caractéristiques générales de lecture sont résumées dans le tableau 2. Le principal moyen d'accès est l'abonnement personnel (70% des cas). Internet est utilisé très massivement à des fins personnelles, mais aussi professionnelles : dans + de 90 % des cas au moins une fois/semaine. La lecture d’articles professionnels est une activité importante qu’elle soit en français (93 %) ou en anglais (70 %). Ce qui suggère un intérêt pour la lecture des répondants, mais également que l’anglais ne semble pas constituer un obstacle pour la majorité des votants. Enfin, les personnes lisent plus fréquemment des articles en français. 40,8 % des sondés lisent rarement ou jamais des articles en anglais alors que 9.2 % ne lisent pas d’articles en français. Autrement dit, les personnes lisent moins fréquemment des articles de langue anglaise. - Choix des revues : i) 92 % des sondés affirment être intéressés par un accès à des périodiques par l'intermédiaire de la SFP. Ce qui représente 50 % des membres (116/232). ii) Classement général des 5 premières revues : 1. Kiné, la revue – 41 votes 2. Manual Therapy – 40 votes 3. Physical Therapy – 35 votes 4. American Journal of physical Medecine & Rehabilitation – 27 votes 5. Journal of Manual & Manipulative Therapy – 25 votes iii) Influence de facteurs: Nous avons regardé si des facteurs comme l'exercice professionnel, la lecture d'article en anglais, les modalités d'accès aux revues modifiaient le choix des revues. Nous avons trouvé un classement différent en fonction de 2 facteurs : lire ou pas des articles en anglais, le type d'exercice professionnel. Le classement en fonction de la lecture des articles en anglais est représenté sur la figure 1. Lorsque les personnes lisent l'anglais, c'est le journal "Physical Therapy" qui arrive en première position alors que le journal "Kiné, la revue" est sélectionné en priorité par ceux qui ne lisent pas l'anglais. Le même résultat est observé en fonction de l'exercice professionnel: Kiné la revue qui est d'abord choisi par des kinésithérapeutes qui exercent en libéral et des kinésithérapeutes qui lisent des articles en français et l'inverse pour Physical therapy. iiii) enfin parmi ceux qui ont répondu, le coût moyen supplémentaire estimé pour des abonnements serait de 130 euros, avec une valeur médiane à 100euros. Cela représente 4 fois le montant de la cotisation annuelle à la SFP. Conclusion Ce sondage nous a permis d'interroger les membres de la société française de physiothérapie et de déterminer une sélection de revues parmi 43 titres proposés qui peuvent intéresser les membres. Le choix de ces revues semble influencé par deux facteurs : le type d'exercice professionnel et la lecture ou non d'articles en anglais. 4 revues au total ont pu être identifiées qui sont : « Physical Therapy », « Kiné la revue », « Manual Therapy », « Am J of Phys Med & Rehab ». L'estimation d'un coût financier a été abordée et semble élevée au regard de la cotisation initiale des adhérents et du taux de participation des membres de la SFP. On peut s'interroger sur les raisons du taux de participation (1 membre sur 2) alors que les membres avaient la possibilité d'indiquer leur intérêt ou le rejet de ce projet, comme l'indiquent les 8.6 % des votants qui ont répondu ne pas être intéressés par des abonnements. Une communication insuffisante autour du sondage peut-elle expliquer une participation modérée? En conclusion, il pourrait être intéressant de demander un devis auprès des éditeurs pour les 4 revues identifiées: Kiné la revue, Physical Therapy, Manual Therapy et American Journal of Physical Medecine and Rehabilitation. Si vous souhaitez réagir à la lecture de ce résumé, vous pouvez nous adresser vos commentaires sur le forum de discussion Participation : JP Regnaux, Ph Durafourg, R Remondière
© Alx - Fotolia.com
La Société Française de Physiothérapie a participé à la quatrième réunion pour la mise en place d'un Collège de la masso-kiinésithérapie .
L'objet de ce Collège est de réunir l'ensemble des forces professionnelles présentes dans un Collège pour que la profession s'exprime d'une seule voix sur des sujets consensuels. Les syndicats, les associations professionnelles scientifiques et le conseil de l'Ordre participe à ces réunions impulsées par la Haute Autorité de Santé mais gérées par la profession. Il existe notamment des collèges pour les spécialités médicales, la médecine générale, les chirurgiens dentistes, les orthophonistes, les réanimateurs, etc. Vous pouvez consulter les compte-rendus des 3 premières réunions dans les documents joints. Vous pouvez aussi donner votre avis.
C'est à l'occasion de la dernière réunion du bureau que la SFP a enregistré ses dernières modifications. Afin de s'adapter à une physiothérapie en évolution, la SFP a subi un certain nombre de bouleversements qui ont permis d'assurer une représentativité et une légitimité qui ne cesse de s'accroître, grâce aux efforts de tous.
Au sein du bureau, nous avons vécu des moments importants, afin d'assurer une meilleure perception de nos actions, tels que création d'un site internet, changement de statut, changement d'appellation, organisation de forums, participation aux JFK et les membres élus ont été des artisans fidèles, aux idées constructives et dans la plus parfaite démocratie. Je tiens à les remercier personnellement de leur engagement, dans une dynamique souvent d'avant-garde, mais propre à celle qui a présidé à la création de cette société en 1936. Depuis février 2010, le secrétaire général avait décidé de ne pas se représenter, mais avait accepté d'assurer l'intérim par cooptation. Pour la nouvelle équipe en place, la tâche est d'une importance déterminante. Nul doute que leurs efforts et leur vision de la profession répondent aux attentes de chacun, pour donner une approche plus scientifique et assurer de la sorte une meilleure image de la physiothérapie en France et à l'international. R. Remondière Dorénavant, le bureau est ainsi composé : Président : Marin-Philippe Durafourg Adjoint au président : Pierre Portero Secrétaire Générale : Annabelle Couillandre Adjoint à la secrétaire générale : Jean-Philippe Regnaux Trésorier : Pierre-Yves Guillemot
Un bel exemple de collaboration bénévole internationale entre physiothérapeutes
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Sondage SFP 2011
Brèves de la SFP
20/03/2011
Les Groupes d'intérêts se mettent en place
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