Effects of an exercise and manual therapy program on physical impairments, function and quality-of-life in people with osteoporotic vertebral fracture: a randomised, single-blind controlled pilot trial
Bennell KL, Matthews B, Greig A, Briggs A, Kelly A, Sherburn M, Larsen J, Wark J
BMC Musculoskeletal Disorders 2010 Feb 17;11(36):Epub
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de Pedro 8/10.
CONTEXTE
Cet essai pilote, contrôlé randomisé, en simple aveugle vise à déterminer l’efficacité d’un programme de physiothérapie, incluant exercices et thérapie manuelle, dans la diminution des déficiences et l‘amélioration des fonctions physiques et de la qualité de vie liée à la santé chez des sujets ayant une fracture vertébrale ostéoporotique douloureuse.
METHODES
20 participants ont été alloués par randomisation dans le groupe intervention (n = 11) ou contrôle (n = 9). Le groupe intervention suivait des sessions individuelles avec un clinicien expérimenté une fois par semaine pendant 10 semaines et réalisait des exercices quotidiens à domicile avec une observance reportée sur un journal d'auto-évaluation. Le groupe contrôle ne recevait aucun traitement. L’évaluation en aveugle a été menée au début et à la 11ème semaine. Des questionnaires appréciaient par auto-évaluation les changements au sujet des douleurs de dos, de la fonction physique, et de la qualité de vie liée à la santé. Des mesures objectives de la cyphose thoracique, de l’endurance des muscles dorsaux et des épaules (Timed Loaded Standing Test), et de leur fonction (Timed Up and Go test) ont également été faites.
RESULTATS
Comparé au groupe contrôle, le groupe intervention montre une diminution significative de la douleur au mouvement (différence de moyenne (IC95%) -1.8 (-3.5 à -0.1)) et au repos (-2.0 (-3.8 à -0.2)) et une amélioration significative plus importante au questionnaire Qualeffo pour la fonction physique (-4.8 (-9.2 à -0.5)) et au Timed Loaded Standing test (46.7 (16.1 à 77.3) sec). Pour le changement perçu des douleurs de dos sur les 10 semaines, 9/11 (82%) participants du groupe intervention évaluaient leur douleur comme « beaucoup mieux » comparé à seulement 1/9 (11%) participant dans le groupe contrôle.
CONCLUSION
Malgré la faible taille de l'échantillon, les résultats montrent les bénéfices des exercices et de la thérapie manuelle dans la prise en charge clinique de patients avec fractures vertébrales ostéoporotiques, mais nécessitent d’être confirmés par un plus grand échantillon.
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Cryotherapy following total knee replacement (Cochrane review)
Adie S, Kwan A, Naylor JM, Harris IA, Mittal R
Cochrane Database of Systematic Reviews 2012;Issue 9
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La prothèse totale du genou (PTG) est une intervention commune pour les patients en stade terminal de gonarthrose. La prise en charge post-chirurgicale peut inclure de la cryothérapie. Cependant, l'efficacité de la cryothérapie n'est pas clair.
OBJECTIFS
Évaluer l’application en phase post-chirurgicale immédiate (dans les 48 heures) de cryothérapie après PTG sur la douleur, la perte de sang et la fonction.
MÉTHODES DE RECHERCHE
Nous avons cherché le 15 mars 2012 dans la base de données Cochrane des revues systématiques, dans le Registre Central Cochrane des Essais Contrôlés (CENTRAL), dans DARE, HTA Database, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, PEDro et Web of Science.
CRITÈRES DE SÉLECTION
Essais contrôlés randomisés ou essais cliniques contrôlés dans lesquels le groupe expérimental a reçu une forme de cryothérapie, et a été comparé à un groupe contrôle quelconque suite à une PTG dans les suites d’arthrose.
COLLECTE DES DONNEES ET ANALYSE
Deux examinateurs ont sélectionné indépendamment les essais à inclure. Les désaccords ont été discutés et résolus en impliquant un troisième examinateur si nécessaire. Les données ont ensuite été extraites et le risque de biais des essais évalué.
Les principales mesures ont été la perte de sang, l’Echelle Visuelle Analogique (EVA) de la douleur, les effets indésirables, les amplitudes articulaires du genou, le taux de transfusion et la fonction du genou.
Les mesures secondaires étaient la prise d’antalgiques, le gonflement du genou, la durée de séjour à l'hôpital, la qualité de vie et le niveau d'activité
Les effets des interventions ont été estimés par des différences moyennes (DM), des différences moyennes standardisées (DMS) ou donnés en tant que risque relatif (RR) avec des intervalles de confiance à 95% (IC). Les méta-analyses ont été effectuées en utilisant la méthode inverse de la variance et regroupées en utilisant des effets randomisés.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
Onze essais randomisés et un essai clinique contrôlé impliquant 809 participants répondaient aux critères d'inclusion.
Il existe une très faible preuve selon 10 essais (666 participants) que la cryothérapie présente un petit bénéfice sur la perte de sang (DMS -0,46, IC 95% -0,84 à -0,08), équivalant à 225ml de perte de sang en moins dans le groupe cryothérapie (IC à 95% , 39 à 410ml). Ce bénéfice pourrait ne pas être cliniquement significatif.
Il y avait une très faible preuve selon 4 essais (322 participants) que la cryothérapie améliore l’Echelle Visuelle Analogique de la douleur à 48 heures (DM -1,32 point sur une échelle de 10 points, IC 95%: -2,37 à -0,27), mais pas à 24 ou 72 heures. Ce bénéfice pourrait ne pas être cliniquement significatif.
Il n'y avait aucune différence entre les groupes concernant les événements indésirables (RR 0,98, IC 95%: 0,28 à 3,47).
Il existe une faible preuve selon 2 essais (107 participants) d’amélioration des amplitudes articulaires à la sortie (DM 11,39 degrés supplémentaires de flexion, IC 95%: 4,13 à 18,66), mais cet avantage pourrait ne pas être cliniquement significatif.
Il n'y avait aucune différence entre les groupes concernant les taux de transfusion (RR 2,13, IC 95%: 0,04 à 109,63), et la fonction du genou n'a été mesurée dans aucun des essais.
Aucun bénéfice significatif n’a été trouvé dans la prise d’antalgiques, le gonflement ou la durée de séjour.
Les résultats mesurés de qualité de vie et de niveau d’activité n’ont pas été reportés.
CONCLUSIONS DES AUTEURS
Les bénéfices potentiels de la cryothérapie sur la perte de sang, la douleur post-opératoire, et l'amplitude articulaire pourraient être trop faibles pour justifier de son utilisation, et la qualité des preuves était très faible ou faible pour toutes les principales mesures. Cela doit être équilibré avec les inconvénients potentiels et les frais d'utilisation de la cryothérapie. Des essais randomisés bien menés sont nécessaires pour améliorer la qualité des preuves.
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Physical therapy intervention studies on idiopathic scoliosis -- review with the focus on inclusion criteria
Weiss H-R
Scoliosis 2012 Jan 25;7(4):Epub
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Les études examinant les résultats du traitement conservateur de la scoliose diffèrent largement en ce qui concerne les critères d’inclusion utilisés. Cette étude a été réalisée afin d'étudier la possibilité de trouver des critères d’inclusion utiles pour les futures études prospectives en kinésithérapie.
MATERIELS ET METHODES
Une recherche sur PubMed des papiers évaluant la kinésithérapie a été réalisée dans le but de détecter les modèles de conception des études et les critères d’inclusion utilisés.
RÉSULTATS
Des papiers de réelle évaluation (début du traitement sur des échantillons immatures/ résultats finaux après la fin de la croissance ; études contrôlées chez l’adulte scoliotique avec un suivi de plus de 5ans) n’ont pas été trouvés. Certaines publications étudient les effets à moyen terme des exercices, la plupart sont rétrospectives, quelques unes prospectives et de nombreux échantillons de patients inclus avec des indications de traitement discutables.
CONCLUSIONS
Il n’y a pas de papiers évaluant la kinésithérapie pour la scoliose, avec des échantillons de patients à risque d’évolution progressive suivie depuis une période pré-pubaire jusqu’à la maturité du squelette, chez l’adulte ou l’adolescent. Cependant, des publications sur le corset sont plus fréquemment trouvées et l'utilisation du corset peut être considérée comme reposant sur des preuves dans un traitement conservateur et la rééducation de la scoliose idiopathique de l’adolescent.
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Pain reduction of acupoint electrical stimulation for patients with spinal surgery: a placebo-controlled study
Yeh M-L, Chung Y-C, Chen K-M, Chen H-H
International Journal of Nursing Studies 2011 Jun;48(6):703-709
Essai clinique. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro: 8/10.
CONTEXTE
La stimulation électrique des points d'acupuncture (SEA) est communément utilisée pour gérer la douleur. Quoiqu'il en soit, son efficacité réelle ou placebo pour parvenir à soulager la douleur nécessite d'être objectivée.
OBJECTIF
Cette étude vise à objectiver l'effet réel des SEA pour réduire la douleur postopératoire chez des patients opérés du rachis et contrôlant eux même la dose de leurs antalgiques (PCA).
MÉTHODE
Une étude comparée à un faux traitement contre placebo a été conduite.
Les patients ont été répartis de manière aléatoire en trois groupes : stimulation SEA sur les points connus (groupe SEA, n = 30), AES sur des faux points (groupe "faux", n = 30), sans stimulation SEA (groupe contrôle, n = 30). Les résultats ont été estimés en fonction de l'importance des douleurs ressenties et de la quantité d'analgésiques utilisée.
RÉSULTATS
Il existe des différences significatives entre les trois groupes concernant le soulagement de la douleur dans le temps, et sur la fréquence d'appui sur le bouton PCA et la dose d'analgésiques prise. Les effets bénéfiques de la SEA ont été sensibles comparés aux effets ressentis par les groupes placebo et "faux".
CONCLUSION
La stimulation SEA des points d'acupuncture connus comme analgésiques a effectivement réduit la douleur postopératoire et l'usage des antalgiques. La SEA est maintenant mise en pratique dans les soins de santé et il est recommandé que les infirmières puissent profiter de cette occasion pour ajouter à leur compétence les SEA.
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Manipulative interventions for reducing pulled elbow in young children (Cochrane review) [with consumer summary]
Krul M, van der Wouden JC, van Suijlekom-Smit LW, Koes BW
Cochrane Database of Systematic Reviews 2012;Issue 1
Revue systématique.Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La subluxation du coude est une atteinte courante chez les jeunes enfants. Elle résulte d'une traction soudaine sur le bras, effectuée le plus souvent par un adulte ou personne de plus haute taille, ce qui extirpe le radius du ligament annulaire, entraînant une subluxation (dislocation partielle) de la tête radiale. L'enfant éprouve une douleur vive et aiguë ainsi qu’une perte de fonction dans le bras affecté. La subluxation du coude est habituellement traitée par une réduction manuelle de la tête radiale subluxée. Diverses manœuvres peuvent être appliquées. La plupart des manuels recommandent la supination de l'avant-bras, par opposition à la pronation et d'autres approches. Il n’a pu être clairement déterminé quelle manœuvre est la plus efficace. Il s'agit d'une mise à jour d'une revue Cochrane publiée en 2009.
OBJECTIF
L’objectif de cette revue est de comparer l’efficacité et le degré douloureux des différentes méthodes employées pour manipuler la subluxation du coude chez le jeune enfant.
MÉTHODE DE RECHERCHE
Nous avons recherché dans le Registre de Cochrane du Groupe Spécialisé en Traumatologie des Os, Articulations et Muscles, le Registre Central de Cochrane des Essais Contrôlés, MEDLINE, EMBASE, CINAHL, LILACS, PEDro, le Registre des Essais Cliniques et les listes de référence des articles.
Date de recherche : juillet 2011.
CRITÈRE DE SÉLECTION
Tous les essais contrôlés cliniquement randomisés ou quasi-randomisés évaluant les interventions manipulatoires pour la subluxation du coude ont été inclus. Notre résultat initial fut un échec à la première tentative nécessitant un traitement supplémentaire.
COLLECTION ET ANALYSE DES DONNÉES
Deux examinateurs ont indépendamment évalué les essais pour l’inclusion et le risque de biais des données extraites pour les essais inclus.
RÉSULTATS PRINCIPAUX
Un essai avec 66 enfants a été récemment inclus dans cette mise à jour. Dans l’ensemble quatre essais avec 379 enfants, tous de moins de sept ans, ont été inclus.
Tous les quatre essais ont comparé la pronation à la supination. Un des essais avait un fort risque de biais de sélection dû au fait que la distribution n’avait pas été masquée, de même, les quatre essais avaient un fort risque de détection de biais dû au fait que l’évaluateur du test n’était pas en état d’aveugle.
Statistiquement, la pronation a résulté en moins d’échec que la supination (21/177 contre 47/181, ratio de risque 0,45 ; 95% intervalle de confiance 0,28 à 0,73).
La perception de la douleur a été rapportée par deux essais mais les données étaient indisponibles pour les mises en commun. Les deux études ont conclu que la technique de pronation était moins douloureuse que celle de la supination.
CONCLUSION DES AUTEURS
Il en ressort une preuve limitée, provenant des quatre petits essais de faible qualité, que la méthode de pronation puisse être plus efficace et moins douloureuse que la méthode de supination pour la manipulation de la subluxation du coude chez les jeunes enfants. Nous recommandons que soit réalisé un essai randomisé de grande valeur pour en renforcer la preuve.
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Surgical versus non-surgical interventions for treating patellar dislocation (Cochrane review) [with consumer summary]
Hing CB, Smith TO, Donell S, Song F
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 11
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La luxation de la patella se produit lorsque celle-ci se désengage complètement de la trochlée fémorale. Après la réduction de la luxation, une rééducation conservatrice avec kinésithérapie peut être utilisée. Comme la récidive des luxations est commune, certains chirurgiens ont préconisé une intervention chirurgicale en plus de la rééducation.
OBJECTIF
Le but de cette revue était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques des interventions chirurgicales, comparées aux non chirurgicales, pour le traitement des personnes avec luxation patellaire primitive ou récidivante.
STRATÉGIE DE RECHERCHE
Nous avons recherché dans le registre spécialisé du groupe Cochrane des traumatismes ostéo-articulaires et musculaires, le registre central Cochrane des essais contrôlés (la bibliothèque Cochrane), MEDLINE, EMBASE, AMED, CINAHL, ZETOC, PEDro et une variété d’autres bases de données littéraires et de registres d’essais. Les auteurs correspondants ont été contactés afin d’identifier des études supplémentaires. Période de recherche : août 2010.
CRITÈRES DE SÉLECTION
Le critère d’inclusion éligible était les essais cliniques contrôlés randomisés et quasi-randomisés évaluant les interventions chirurgicales et non chirurgicales traitant les luxations patellaires latérales.
COLLECTION DES DONNÉES ET ANALYSE
Deux examinateurs ont évalué indépendamment les titres et résumés de chaque étude identifiée afin d’évaluer son éligibilité, d’en extraire les données et d’évaluer les risques de biais. Les principaux résultats évalués étaient la fréquence de récidive de luxation et les scores validés de cotation du genou et de la fonction physique du patient. Lorsque cela convenait, les données ont été regroupées. Les risques relatifs ont été calculés pour les résultats dichotomiques et les différences moyennes pour les résultats continus.
RÉSULTATS PRINCIPAUX
Cinq études (339 participants) ont été inclues.
Toutes les études avaient des biais méthodologiques, surtout les 2 essais quasi-randomisés qui présentaient un risque élevé de biais de sélection.
Le suivi était d’au moins 2 ans dans 2 études et entre 5 et 7 ans dans 3 études.
Il n’y avait pas de différence significative entre la prise en charge chirurgicale et non chirurgicale des luxations primitives (première fois) de la patella de luxation récidivante (47/182 contre 53/157 ; risque relatif : 0,81 ; IC 95% : 0,56 à 1,17 ; 5 essais), du score des troubles fémoro-patellaires de Kujala (différence moyenne : 3,13 ; IC 95% : 7,34 à 13,59 ; 5 essais), ni de nécessité de chirurgie ultérieure (risque relatif : 1,09 ; IC 95% : 0,72 à 1,65 ; 3 essais).
Des événements indésirables ont été rapportés par un essai, citant quatre complications majeures qui surviennent dans le groupe chirurgie.
Aucun essai contrôlé randomisé n’a évalué une population avec des luxations patellaires récidivantes.
CONCLUSION DES AUTEURS
Il n’y a pas de preuve de haute qualité suffisante pour confirmer une quelconque différence significative dans les résultats entre la prise en charge initiale chirurgicale et non chirurgicale des personnes après luxation patellaire primitive, et personne n’a examiné la comparaison avec les personnes présentant une luxation patellaire récidivante. Des essais adéquatement puissants, randomisés, multi-centriques, contrôlés, conduits et rapportés selon les normes actuelles sont recommandés.
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Eccentric training programmes in the management of lateral elbow tendinopathy
Malliaras P, Maffulli N, Garau G
Disability and Rehabilitation 2008;30(20-22):1590-1596
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Les entrainements excentriques ont montré des résultats prometteurs dans la prise en charge des tendinopathies du tendon d’Achille et du tendon patellaire. Récemment, des études ont porté sur les entrainements excentriques dans le traitement des tendinopathies de l’épicondyle latéral.
OBJECTIF
L’objectif de cette revue était de décrire les programmes d’entrainement excentrique utilisés pour traiter les tendinopathies de l’épicondyle latéral afin d’informer les praticiens et d’identifier les domaines nécessitant des études approfondies.
METHODE
Une recherche électronique de publications indexées dans la base de données MEDLINE a été réalisée en mai 2007. Les études comparant les entrainements excentriques avec au moins une autre technique ont été inclues.
RESULTATS
Quatre études regroupant un total de 248 participants ont été identifiées. Trois des 4 études ont rapporté de meilleurs résultats des entrainements excentriques comparés à d’autres techniques, même si cela a inclus une étude pilote et une autre étude qui n’a pas présenté un suivi très long. Il y a eu plusieurs différences entre les études, telles que la présence ou non de douleurs lors de la réalisation du programme excentrique, le temps du programme (4 à 12 semaines) et s’il a été réalisé dans un cadre clinique ou à la maison.
CONCLUSION
Les entrainements excentriques dans la prise en charge des tendinopathies de l’épicondyle latéral ont démontré des résultats encourageants, même si la littérature est limitée et les programmes exentriques variés. De futures études devraient examiner les facteurs qui peuvent influencer les résultats des exercices excentriques, incluant si l’entrainement est douloureux et la durée d’entrainement excentrique.
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Clinical outcomes of exercise in the management of subacromial impingement syndrome: a systematic review
Kelly SM, Wrightson PA, Meads CA
Clinical Rehabilitation 2010 Feb;24(2):99-109
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Evaluer les résultats cliniques des types d’exercices dans la prise en charge du syndrome du conflit sous-acromial.
MODELE
Revue systématique des essais contrôlés randomisés.
METHODE
Les études ont été identifiées à partir de bases de données consultées jusqu’à mai 2009 : MEDLINE, EMBASE, CINAHL, Sports Discus, PEDro, AMED, Cochrane Library, National Research Register et Index Chiropractic Literature. Deux examinateurs ont sélectionné les études répondant aux critères d’inclusion. La qualité méthodologique des études inclues était évaluée indépendamment par deux examinateurs utilisant l’outil PEDro d’évaluation de la qualité.
RESULTATS
Huit études avec des tailles d’échantillon allant de 14 à 125 ont été inclues dans la revue systématique et leur contenu a été évalué. Quatre articles ont atteint un score de 6 ou plus indiquant une bonne qualité, et les 4 restants ont atteint 4 ou moins indiquant une faible qualité. La synthèse a seulement montré des preuves limitées soutenant l’utilisation des exercices dans le traitement du syndrome du conflit sous-acromial.
CONCLUSION
Il est nécessaire de poursuivre d’autres essais cliniques bien définis sur les interventions d’exercices spécifiques dans le traitement des dysfonctionnements de l’épaule incluant le syndrome du conflit sous-acromial.
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The Effect of Physical Activity on Bone Accrual, Osteoporosis and Fracture Prevention
Nordstrom A, Tervo T, Hogstrom M
Bone Open Journal 2011 20 mai; 3:11-21
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
L'activité physique a été recommandée pour la prévention et même dans le traitement de l'ostéoporose, car celle-ci peut potentiellement augmenter la masse osseuse et la force pendant l'enfance et l'adolescence et réduire le risque de chute chez les personnes âgées.
Cependant, peu de rapports systématiques ont approfondi l'effet de l'activité physique sur l'os chez les hommes et les femmes de différents âges.
OBJECTIF
L'objectif de cette étude était d'examiner la littérature relatant les effets de l'activité physique sur la densité minérale osseuse chez les hommes et les femmes de différents âges.
MÉTHODE
Cette revue évalue systématiquement les preuves d'un effet de l'activité physique sur la densité minérale osseuse. Les bases de données Cochrane et Medline ont été consultées pour des articles pertinents, et les articles sélectionnés ont été évalués.
RÉSULTATS
Cette revue a trouvé des preuves pour appuyer l'efficacité de l'activité physique en charge sur la croissance osseuse pendant l'enfance et l'adolescence. L'effet de l'activité physique en charge était dépendant de la région sollicitée . En revanche, le rôle de l'activité physique à l'âge adulte est principalement orientée vers le maintien de la densité minérale osseuse. Les preuves d'un effet protecteur de l'activité physique sur l'os chez ces personnes n'est pas aussi certain que chez une population plus jeune.
CONCLUSIONS
L'effet de l'activité physique en charge est constaté au niveau des sites qui sont exposés à la charge. Il semble aussi être une réponse adaptative en continu dans l'os soumis au chargement. D'autres études contrôlées randomisées sont nécessaires pour évaluer l'effet de l'activité physique chez les personnes âgées.
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Etude complète en accès libre
Comparative effectiveness of pain management interventions for hip fracture: a systematic review
Abou-Setta AM, Beaupre LA, Rashiq S, Dryden DM, Hamm MP, Sadowski CA, Menon MRG, Majumdar SR, Wilson DM, Karkhaneh M, Mousavi SS, Wong K, Tjosvold L, Jones CA
Annals of Internal Medicine 2011 Aug 16;155(4):234-245
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La prise en charge de la douleur fait partie intégrante de la fracture de hanche.
OBJECTIF
Passer en revue les bénéfices et les inconvénients des interventions pharmacologiques et non-pharmacologiques dans la prise en charge de la douleur après fracture de la hanche.
SOURCES DES DONNEES
25 bases de données électroniques (de janvier 1990 à décembre 2010), littérature grise, registres d’essais et les listes de références sans restrictions de langage.
SELECTION DES ETUDES
Plusieurs relecteurs ont filtré de manière indépendante ou en double 9357 citations pour identifier les essais contrôlés, randomisés (ECR) ; les essais contrôlés, non-randomisés (non-ECR) ; et les études de cohorte sur les techniques de prise en charge de la douleur chez les adultes âgés après fracture de hanche grave.
EXTRACTION DES DONNEES
L’extraction des données en double et indépendante et l’évaluation de la qualité ont été menées, avec résolution des divergences par consensus ou par un troisième relecteur. Les données extraites incluaient les caractéristiques des études, les critères d’inclusion et d’exclusion, les caractéristiques des participants, les interventions et les résultats.
SYNTHESE DES DONNEES
83 études uniques (64 ECR, 5 non-ECR et 14 études de cohorte) ont été inclues et abordaient le bloc nerveux (n=32), la rachianesthésie (n=30), l’analgésie systémique (n=3), la traction (n=11), la prise en charge multimodale de la douleur (n=2), la neurostimulation (n=2), la rééducation (n=1) et la médecine complémentaire et alternative (n=2). Dans l’ensemble, des preuves modérées suggèrent que les blocs nerveux sont efficaces pour soulager la douleur aiguë et pour réduire le délire. Un faible niveau de preuves suggère que la traction pré-opératoire ne réduit pas la douleur aiguë. Les preuves étaient insuffisantes sur les avantages et les inconvénients de la plupart des interventions, incluant la rachianesthésie, l’analgésie systémique, la prise en charge multimodale de la douleur, l’acupression, les techniques de relaxation, la neurostimulation électrique transcutanée et les programmes de kinésithérapie dans la prise en charge de la douleur aiguë.
LIMITES
Aucune étude n’a évalué les résultats de la douleur chronique ou examiné les patients de maisons de repos ou avec déficience cognitive. Les analgésiques systémiques (narcotiques, anti-inflammatoires non-stéroïdiens) ont été peu étudiés durant la période de recherche.
CONCLUSION
Le bloc nerveux semble être efficace dans la réduction de la douleur aiguë après fracture de hanche. Les données éparses empêchent de solides conclusions sur les avantages et les inconvénients relatifs de plusieurs autres interventions de prise en charge de la douleur chez les patients avec fracture de hanche.
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Efficacy of knee braces and foot orthoses in conservative management of knee osteoarthritis
Raja K, Dewan N
American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation 2011 Mar;90(3):247-262
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Une analyse systématique a été menée sur l'efficacité des attelles de genou et des orthèse plantaires dans la prise en charge conservatrice de l'arthrose du genou.
MÉTHODE
La qualité méthodologique des essais cliniques randomisés, essais cliniques contrôlés, et des études d'observation a été systématiquement passée en revue en utilisant la "Structured Effectiveness Quality Evaluation Scale" (évaluation de la qualité et de l'efficacité). 25 études ont satisfait aux critères d'inclusion. Les orthèses utilisées dans les études incluaient des attelles de genou de 2ème génération, des attelles de genou "type valgus" (soulagement du compartiment interne), des attelles fonctionnelles de décharge, des attelles en tissu souple, des semelles avec un strapping subtalaire et un calage latérale, des semelles avec cale médiale, et des chaussures spécialisées.
RÉSULTATS
Les résultats suggèrent que les attelles de genou et les orthèses plantaires sont efficaces pour diminuer la douleur, la raideur articulaire, et le dosage médicamenteux. Elles améliorent aussi la proprioception, l'équilibre, l'échelle Kellgren/Lawrence, et les scores concernant la fonction physique pour des sujets présentant une arthrose du genou avec varus ou valgus.
CONCLUSION
Les attelles de genou et les orthèses plantaires devraient être prudemment considérées comme un traitement conservatif pour soulager la douleur et la raideur et améliorer la fonction physique pour des personnes avec de l'arthrose de genou. Les conclusions de cette revue sont limitées par des considérations méthodologiques comme la faible qualité des essais et l'hétérogénéité des interventions.
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Effectiveness of prolonged use of continuous passive motion (CPM), as an adjunct to physiotherapy, after total knee arthroplasty
Lenssen TAF, van Steyn MJA, Crijns YHF, Waltje EMH, Roox GM, Geesink RJT, van den Brandt PA, de Bie RA
BMC Musculoskeletal Disorders 2008 Apr 29;9(60):Epub
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
CONTEXTE
Une rééducation adéquate et intensive est une importante nécessité pour la réussite de la prothèse totale de genou. Bien que la recherche suggère que la mobilisation passive continue (MPC) devrait être mise en œuvre dans la première phase de rééducation après chirurgie, il y a un important débat sur la durée de chaque session et sur la période totale d’application de la MPC. Une revue Cochrane sur ce sujet concluait que l’utilisation à court terme de la MPC conduit à une plus grande amplitude à court terme. Elle suggérait aussi, cependant, que de futures recherches devraient se concentrer sur la période du traitement au cours de laquelle la MPC doit être administrée.
MÉTHODE
Dans un essai contrôlé randomisé, nous avons étudié l’efficacité de la MPC prolongée utilisée à domicile comme un adjuvant à la kinésithérapie standardisée. L’efficacité a été évaluée en terme d’améliorations rapides de l’amplitude du mouvement et de la récupération fonctionnelle, mesurée à la fin de la période de traitement actif, 17 jours après la chirurgie. Soixante patients avec gonarthrose ayant été opérés d’une prothèse totale de genou et ayant connu une diminution précoce de la flexion post-opératoire ont été randomisés en deux groupes. Le groupe expérimental a reçu la MPC + kinésithérapie pendant 17 jours après chirurgie, alors que le groupe soins habituels a reçu le même traitement pendant la phase d’hospitalisation (à savoir environ 4 jours), suivi par de la kinésithérapie seule (soins habituels) dans les deux premières semaines après la sortie de l’hôpital. De 18 jours à trois mois après chirurgie, les deux groupes ont reçu de la kinésithérapie standardisée. Les principaux objectifs de la kinésithérapie était la récupération fonctionnelle (par exemple, la déambulation) et regagner l’amplitude du genou.
RÉSULTATS
L’utilisation prolongée de la MPC a légèrement amélioré à court terme l’amplitude chez les patients avec amplitude limitée au moment de la sortie de l’hôpital après prothèse totale de genou lorsqu’elle est ajoutée à un programme de kinésithérapie semi-standard. Les évaluations à 6 semaines et à trois mois après chirurgie n’ont trouvé aucun effet à long terme de cette intervention. Nous n’avons pas non plus détecté de bénéfices fonctionnels de l’amélioration de l’amplitude à chaque résultat d’évaluation.
CONCLUSION
Bien que les résultats indiquent que l’utilisation prolongée de la MPC pourrait avoir un petit effet à court terme sur l’amplitude, l’habituelle utilisation prolongée de la MPC chez les patients avec amplitude limitée à la sortie de l’hôpital devrait être reconsidérée, puisque ni d’effets à long terme ni de transfert à une meilleure performance fonctionnelle n’ont été détectés.
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Effectiveness of continuous passive motion and conventional physical therapy after total knee arthroplasty: a randomized clinical trial
Denis M, Moffet H, Caron F, Ouellet D, Paquet J, Nolet L
Physical Therapy 2006 Feb;86(2):174-185
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
CONTEXTE ET OBJECTIF
Cet essai clinique randomisé a été mené pour comparer l’efficacité de 3 programmes de rééducation à l’hôpital avec ou sans mobilisation passive continue (MPC) sur l’amplitude de flexion et d’extension de genou, la capacité fonctionnelle et la durée de séjour après première prothèse totale de genou (PTG).
SUJETS
81 sujets opérés d’une PTG après diagnostic d’arthrose ont été recrutés.
MÉTHODE
Tous les sujets ont été aléatoirement attribués à l’un des 3 groupes immédiatement après PTG : un groupe contrôle, qui a reçu une intervention kinésithérapique conventionnelle seulement ; le groupe expérimental 1, qui a reçu une kinésithérapie conventionnelle et 35 minutes d’application de MPC quotidiennement ; le groupe expérimental 2, qui a reçu une kinésithérapie conventionnelle et 2 heures d’application de MPC quotidiennement. Tous les sujets ont été évalués une fois avant PTG et à la sortie. Le critère principal de jugement était l’amplitude active de flexion de genou à la sortie. L’amplitude active d’extension de genou, les résultats au test « Timed up and go », les scores du questionnaire « Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index » et la durée de séjour étaient des critères secondaires de jugement.
RÉSULTATS
Les caractéristiques et les mesures des résultats des sujets des trois groupes étaient similaires au départ. Aucune différence significative entre les trois groupes n’a été démontrée dans les résultats principal et secondaires à la sortie.
DISCUSSION ET CONCLUSION
Les résultats de cette étude ne supportent pas l’ajout de MPC à une kinésithérapie conventionnelle dans les programmes de rééducation après première PTG, comme elles sont appliquées dans cet essai clinique, car elles ne réduisent pas plus les atteintes du genou, les incapacités et la durée de séjour à l’hôpital.
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Early mobilisation for elbow fractures in adults (Cochrane review) [with consumer summary]
Harding P, Rasekaba T, Smirneos L, Holland AE
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 6:Epub
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Une chute avec réception sur le membre supérieur, coude en extension, peut provoquer une fracture du coude. La perte de la fonction articulaire du coude est un problème commun dans cette situation, avec des implications majeures au niveau des capacités fonctionnelles.
On ignore si la mobilisation précoce peut améliorer le résultat fonctionnel sans augmenter le risque de complication.
OBJECTIF
Comparer les effets (avantages et inconvénients) de la mobilisation précoce par rapport à la mobilisation retardée du coude après fracture chez les adultes.
MÉTHODE
Stratégie de recherche
La recherche s'est faite dans les bases de données suivantes:
- Registre du groupe Cochrane spécialisé dans les traumatismes osseux, articulaires et musculaires (Août 2010)
- Registre central des essais contrôlés de Cochrane (Librairie Cochrane 2010, 2ème publication)
- EMBASE (1980 à Août 2010)
- CINAHL (1982 à Juin 2010)
- PEDro (31 Mai 2010)
- et le registre en cours des essais cliniques (Avril 2010)
Critères d'inclusion
Les essais cliniques contrôlés randomisés ou quasi-randomisés évaluant la mobilisation précoce de l'articulation du coude après fracture chez les adultes ont été inclus.
Collecte et analyse des données
2 auteurs ont indépendamment sélectionné des essais, ont évalué les risques de biais et ont extrait les données. Il n'y pas eu de mise en commun des données.
RÉSULTATS PRINCIPAUX
Un essai a été inclus, mentionnant des résultats pour des temps de suivi entre 2 et 47 mois pour 81 participants présentant des fractures de la tête radiale de type 1 et 2 dans la classification de Mason.
Cet essai dont les données sont mal rapportées, comporte un risque particulièrement élevé de biais de détection et de rapport des informations cliniques.
L'essai clinique n'a pas trouvé de différence significative concernant la douleur et la mobilité articulaire du coude en comparant la mobilisation précoce ou retardée parmi les participants.
Les données rapportées montrent que tous les participants étaient capables d'utiliser leurs membres supérieurs pour toutes les activités quotidiennes et aucun d'eux n'a changé de profession ou de style de vie. Il n'y avait aucune mention de complications de fracture.
CONCLUSION DES AUTEURS
Il y a un manque de preuves solides permettant d'informer sur la période favorable pour démarrer la mobilisation, et plus spécifiquement sur l'utilisation de la mobilisation précoce, après des traitements conservateurs ou chirurgicaux des fractures de coude chez l'adulte.
Il y a besoin d'essais contrôlés randomisés comparant la mobilisation précoce ou retardée après fracture commune du coude. Ces études devraient être de haute qualité et leurs données cliniques clairement rapportées. Les essais devraient utiliser des échelles fonctionnelles validées, et l'évaluation devrait se faire à court terme (surveillance du rétablissement et des complications précoces) et à long terme (au moins un an).
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Preoperative therapeutic exercise in frail elderly scheduled for total hip replacement: a randomized pilot trial [with consumer summary]
Hoogeboom TJ, Dronkers JJ, van den Ende CHM, Oosting E, van Meeteren NLU
Clinical Rehabilitation 2010 Oct;24(10):901-910
Essai clinique. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
OBJECTIF
Évaluer la faisabilité et l'efficacité préliminaire des exercices thérapeutiques préopératoires avant arthroplastie totale de hanche chez les personnes âgées.
METHODE
Lieu : Service de physiothérapie ambulatoire
Sujets : Personnes âgées avec coxarthrose en attente d'arthroplastie totale de hanche.
Déroulement : Un programme court (3 à 6 semaines) d'exercices thérapeutiques, élaboré « sur mesure », a été comparé aux soins habituels.
Principales mesures : La faisabilité a été évaluée par la satisfaction du patient, l'observance, l'apparition d'effets indésirables et le nombre de personnes éligibles ne participant pas.
L'efficacité préopératoire préliminaire par l'évaluation des performances, de l'auto-évaluation de la douleur, de la fonction, des activités physiques et de la qualité de vie.
En postopératoire, la récupération fonctionnelle et la durée de séjour hospitalier ont été mesuré.
RESULTATS
62 patients éligibles ont été contactés parmi lesquels 21 (76 ans en moyenne) ont accepté de participer.
Le groupe « exercices » (n=10), a évalué l'intervention comme « très bonne » (8,9 sur une échelle de 10 points, 8 à 10).
Aucun effet indésirable important n'est survenu.
41 patients éligibles n'ont pas participé (66%), principalement en raison de considérations d'ordre logistique, résultant de biais de sélection.
Le groupe « intervention » (taux de participation aux séances de 91%), a montré des améliorations préopératoires pertinentes du temps de passage assis-debout (delta -2,9 secondes ; IC 95% -6,2 à 0,4) et du Time-up-and-go (delta -4,4 secondes ; IC 95% -9,3 à0,5).
En postopératoire, aucune différence significative n'a été observée.
CONCLUSIONS
Un programme d'exercices court et conçu « sur mesure » est bien toléré et apprécié par les patients âgés en attente d'arthoplastie totale de hanche. Cependant, un grand essai clinique randomisé n'est pas justifié, en raison du nombre élevé de personnes éligibles qui ne participent pas.
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Efficacy of 2 non-weight-bearing interventions, proprioception training versus strength training, for patients with knee osteoarthritis: a randomized clinical trial
Lin D-H, Lin C-HJ, Lin Y-F, Jan M-H
The Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2009 Jun;39(6):450-457
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
OBJECTIF
Examiner l’efficacité clinique et fonctionnelle de 2 différents traitements d’exercices en décharge, l’entraînement proprioceptif (EP) par rapport à l’entraînement de la force (EF) chez les patients présentant une gonarthrose.
CONTEXTE
Les entraînements à la fois de la force et de la proprioception sont des interventions importantes pour les individus présentant une gonarthrose. Les bénéfices des exercices en charge sont généralement reconnus dans le cadre clinique. Cependant, les exercices dans des positions debout ou en charge peuvent aggraver les symptômes des patients avec arthrose de genou.
METHODE ET MESURES
108 patients ont été aléatoirement affectés aux groupes EP, EF ou « sans exercices » (groupe contrôle) pendant les 8 semaines d’intervention. Les deux interventions EP et EF consistaient en des exercices en décharge. Les items douleur et fonction du score du Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC), la marche sur 3 terrains différents, la force du genou et l’erreur absolue de reposition du genou ont été évalués avant et après l’intervention. Les données ont été analysées en utilisant le mixed-model d’ANOVA.
RESULTATS
Les deux groupes EP et EF ont significativement amélioré les items douleur et fonction du score de WOMAC après l’intervention (p<0,008). L’amélioration secondaire de l’EF de l’item fonction du WOMAC (17,2 points) et de la force d’extension du genou (10,3 à 14,9Nm) était plus grande que la différence minimale cliniquement importante pour ces mesures. Le groupe EP montrait une plus grande amélioration du temps de marche sur une surface spongieuse et de l’erreur de reposition du genou que les deux autres groupes. Aucune amélioration n’était visible dans le groupe contrôle.
CONCLUSION
Les deux types d’exercices en décharge (EP et EF) ont amélioré significativement les résultats dans cette étude. L’EP menait à de plus grandes améliorations de la fonction proprioceptive, alors que l’EF entraînait une plus grande augmentation de la force d’extension du genou.
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Comparison between surgery and physiotherapy in the treatment of small and medium-sized tears of the rotator cuff: a randomised controlled study of 103 patients with one-year follow-up
Moosmayer S, Lund G, Seljom U, Svege I, Hennig T, Tariq R, Smith HJ
Journal of Bone and Joint Surgery -- British Volume 2010 Jan;92(1):83-91
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
OBJECTIF
Afin de comparer les résultats d’une réparation chirurgicale et de la kinésithérapie, 103 patients avec une déchirure symptomatique petite ou moyenne de la coiffe des rotateurs ont été attribués aléatoirement à une des deux approches.
METHODE
L’évaluation principale était le score de Constant, les évaluations secondaires incluaient la section d’auto-questionnaire du score des Chirurgiens Américains de l’épaule et du coude (American Shoulder and Elbow Surgeons score), le questionnaire de santé SF-36 et des sous-scores pour le mouvement de l’épaule, la douleur, la force et la satisfaction du patient. Les scores ont été effectués au départ, à 6 mois et à 12 mois en aveugle par un évaluateur.
RESULTATS
Neuf patients (18%) avec des bénéfices insuffisants après au moins 15 séances de kinésithérapie, ont subi un traitement chirurgical secondaire. L’analyse des différences entre les groupes montrait de meilleurs résultats pour le groupe « chirurgie » sur le score de Constant (différence 13,0 points, p=0,002), sur le score des Chirurgiens Américains de l’épaule et du coude (différence 16,1 points, p<0,0005), sur l’abduction sans douleur (différence 18,8 degrés, p=0,003) et sur la réduction de la douleur (différence sur l’échelle visuelle analogique -1,7 cm, p<0,0005).
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Neuromuscular training versus strength training during first 6 months after anterior cruciate ligament reconstruction: a randomized clinical trial
Risberg MA, Holm I, Myklebust G, Engebretsen L
Physical Therapy 2007 Jun;87(6):737-750
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
CONTEXTE ET OBJECTIF
L’objectif de cette étude était de déterminer l’effet d’un programme d’entraînement neuro-musculaire (EN) par rapport à un programme traditionnel d’entraînement de la force (EF) après ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA).
SUJETS
74 sujets avec ligamentoplastie du LCA ont participé à l’étude.
METHODE
L’étude était un essai randomisé contrôlé en simple aveugle. Les groupes EN et EF ont été évalués en pré-opératoire puis à 3 et 6 mois. La principale mesure était le score de Cincinnati (Cincinnati Knee Score). Les mesures secondaires étaient l’évaluation de la douleur et de la fonction avec une échelle visuelle analogique (EVA), le questionnaire de santé SF-36, le Hop test, la force musculaire isocinétique, la proprioception et les tests d’équilibre statique et dynamique.
RESULTATS
Le groupe EN montrait un score de Cincinnati et une EVA de la fonction globale du genou améliorés significativement par rapport au groupe EF à 6 mois de suivi. Il n’y avait aucune différence significative entre les groupes pour les autres mesures (Hop test, équilibre, proprioception et test de la force musculaire).
DISCUSSION ET CONCLUSION
Les résultats de cette étude suggèrent que les exercices inclus dans le programme EN devraient faire partie du programme de rééducation après ligamentoplastie du LCA.
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Etude complète en accès gratuit
Role of physiotherapy in the treatment of subacromial impingement syndrome: a prospective study
Dickens VA, Williams JL, Bhamra MS
Physiotherapy 2005 Sep;91(3):159-164
Essai clinique. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
OBJECTIF
Étudier l'efficacité d'un traitement de kinésithérapie chez les patients présentant un conflit sous-acromial.
METHODE
Lieu et type d'étude
Etude prospective randomisée se déroulant dans le service d'orthopédie d'un hôpital général de district.
Participants
85 patients orientés pour indication de chirurgie d'un conflit sous-acromial.
Déroulement
Les patients ont été répartis au hasard dans 2 groupes :
- un groupe de 45 patients ont bénéficié d'une prise en charge en kinésithérapie
- un groupe de 40 patients représentait le groupe témoin
Mesures
Tous les patients participant à l'étude ont été évalués grâce au score de Constant avant d'être affectés à un groupe.
Cette évaluation a été répétée à 6 mois, avant l'intervention chirurgicale programmée.
RESULTATS
63 patients ont été en mesure de participer à l'étude jusqu'à son terme.
Dans le groupe « kinésithérapie » :
-11 patients n'ont pas eu besoins de recourir à la chirurgie (26%)
-tous les patients ont amélioré leur score de Constant en moyenne de 20 (intervalle de 4 à 45)
Dans le groupe contrôle :
-tous les patients ont nécessité une intervention chirurgicale
-l'amélioration moyenne du score de Constant était de 0,65 (intervalle de 16 à 14) pour les 31 patients disponibles lors de l'examen.
CONCLUSION
Tous les patients inclus dans cette étude ont connu une amélioration de leur état grâce à la kinésithérapie.
La kinésithérapie devrait être choisie comme un traitement de première intention pour les patients présentant un conflit sous-acromial.
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Mobility training after hip fracture: a randomised controlled trial [with consumer summary]
Moseley AM, Sherrington C, Lord SR, Barraclough E, St George RJ, Cameron ID
Age and Ageing 2009 Jan;38(1):74-80
Essai clinique. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
OBJECTIF
Comparer les effets de 2 programmes d'exercices différents après fracture de hanche.
METHODE
Lieu
Unités de réadaptation fonctionnelle avec soins de suite à domicile.
Sujets
160 personnes ayant bénéficié d'une ostéosynthèse après une fracture de hanche et transféré dans des services de réadaptation fonctionnelle.
Déroulement
En plus d'autres techniques de réhabilitation, le groupe « Intervention » a bénéficié d'un programme soutenu d'exercices à partir de la position debout (60min/jour) et le groupe témoin a bénéficié d'un programme moins soutenu d'exercices en position assise ou couchée (30 min/jour).
Les principaux résultats mesurés ont été la force des muscles extenseurs du genou homolatéral à la fracture de hanche et la vitesse de la marche, mesurés à 4 et 16 semaines.
RESULTATS
150 personnes (94% des sujets recrutés) ont été jusqu'au bout de cet essai clinique.
Il n'y avait aucune différence entre les groupes pour les mesures des 2 résultats principaux.
Les analyses post-hoc ont montré une augmentation de la vitesse de marche parmi les personnes du groupe ayant bénéficié d'un programme soutenu d'exercices en charge et qui présentaient des troubles cognitifs.
CONCLUSIONS
Il n'y avait aucun avantage (ni aucun préjudice) lié au programme soutenu d'exercices en charge en considérant les mesures des résultats principaux.
Toutefois, les personnes présentant une fracture de hanche et des troubles cognitifs associés ont obtenu un plus grand bénéfice en suivant le programme soutenu en comparaison au programme plus léger.
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Efficiency of immediate postoperative inpatient physical therapy following total knee arthroplasty: an RCT
Lenssen AF, Crijns YH, Waltje EM, van Steyn MJ, Geesink RJ, van den Brandt PA, de Bie RA
BMC Musculoskeletal Disorders 2006 Aug 31;7(71):Epub
Essai clinique. Score méthodologique sur l'échelle de PEDro : 8/10
CONTEXTE
L'objectif principal de la kinésithérapie, dans les suites post-opératoires immédiates après arthroplastie totale du genou (PTG), est de préparer les patients à leur sortie de l'hôpital dès que possible après leur opération.
Bien qu'une rééducation intensive est censée être importante, les preuves des effets des différents programmes d'exercices après une PTG sont limitées.
Ceci questionne afin de savoir si l'intensité de la kinésithérapie (1 séance par jour contre 2 séances par jour) après une PTG affecte le rétablissement à court terme, mesuré par l'amplitude du mouvement du genou.
METHODE
Cet essai clinique randomisé compare un régime d'exercices de 2 séances par jour avec un programme similaire réalisé une seule fois par jour. Le résultat principal était la mesure des amplitudes articulaires.
RESULTATS
A la sortie de l'hôpital, il n'y avait aucune différence entre le groupe expérimental et le groupe contrôle concernant les amplitudes de mouvement.
CONCLUSION
Cette étude montre que dans ce contexte, 2 séances par jour de kinésithérapie ne produisent pas de résultats différents qu'une séance quotidienne.
On peut se demander si plusieurs séances par jour de kinésithérapie sont nécessaires comme shéma thérapeutique pour les patients gonarthrosiques opérés d'une PTG.
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Article complet en Open Access
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27/03/2013 12:44 - Nolwenn Poquet
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21/02/2013 09:37 - raslesp
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21/02/2013 08:53 - Jean MOUGEL
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21/02/2013 08:12 - raslesp
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21/02/2013 07:37 - Nolwenn POQUET
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