A prospective double blind placebo-controlled randomized trial of ultrasound in the physiotherapy treatment of shoulder pain [with consumer summary]
Ainsworth R, Dziedzic K, Hiller L, Daniels J, Bruton A, Broadfield J
Rheumatology 2007 May;46(5):815-820
Essai contrôlé randomisé. Score méthodologique sur l'échelle PEDro: 10/10.
OBJECTIF
Comparer l'efficacité de la thérapie manuelle associée à des ultrasons (US) avec la thérapie manuelle associée à des ultrasons placebo (US placebo) dans le traitement par la physiothérapie des épisodes aigus de douleur d'épaule unilatérale.
MÉTHODES
Dans un essai multicentrique contrôlé randomisé en double aveugle, avec placebo, les participants ont été recrutés sur un diagnostic clinique de douleur d'épaule unilatérale dans neuf départements de soins principaux en physiothérapie à Birmingham, Royaume-Uni.
Le recrutement a eu lieu de janvier 1999 à septembre 2001. Les participants avaient 18 ans et plus. Les participants avaient tous reçu des conseils et des exercices a faire à la maison et ils ont été randomisés pour recevoir en plus de la thérapie manuelle avec US ou de la thérapie manuelle avec US placebo.
La mesure principale des résultats était le Questionnaire d'Incapacité d'Épaule (le SDQ-UK). Les résultats ont été évalués dans les groupes, à 2 semaines, à 6 semaines et à 6 mois. L'analyse était en intention de traiter.
RÉSULTATS
Un total de 221 participants (âge moyen 56 ans) a été recruté. 113 participants ont été randomisés en US et 108 en US placebo. Il y avait 76 % de suivi à 6 semaines et 71 % à 6 mois. La moyenne (IC 95 %) de réduction du score SDQ à 6 semaines était de 17 points (13-26) pour les US et de 13 points (9-17) pour les US placebo (P = 0.06). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative (avec p=0.05) dans les changements moyens entre les groupes lors des différentes mesures.
CONCLUSIONS
L'addition d’US n'était pas supérieure au placebo US quand il est utilisé en adjuvant d’une physiothérapie dans la gestion à court terme des douleurs d'épaule. Ceci a des implications importantes pour la pratique en physiothérapie.
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Effects of vestibular rehabilitation on multiple sclerosis-related fatigue and upright postural control: a randomized controlled trial [with consumer summary]
Hebert JR, Corboy JR, Manago MM, Schenkman M
Physical Therapy 2011 Aug;91(8):1166-1183
Essai clinique. Score méthodologique sur l’échelle méthologique PEDro : 8/10.
CONTEXTE
La fatigue et la diminution du contrôle postural (équilibre) sont les deux déficiences les plus fréquemment constatées chez les personnes présentant une sclérose en plaques (SEP), avec une grande variabilité au niveau de l'efficacité selon l’approche utilisée pour le traitement.
OBJECTIF
L’objet de cette étude était d'examiner les bienfaits de la mise en place d’un programme de rééducation vestibulaire dans le but de diminuer l'état de fatigue et d'améliorer l'équilibre chez des patients avec SEP.
MÉTHODE
L'étude était en simple aveugle avec randomisation par bloc, stratifiée et contrôlée, sur une durée de 14 semaines. Les mesures ont été faites dans un hôpital de jour et les interventions ont été effectuées dans un laboratoire de performance humaine. Trente-huit patients avec SEP étaient assignés aléatoirement à un groupe traitement, à un groupe contrôle avec des exercices, ou à un groupe contrôle avec une liste d’attente.
Le groupe traitement a suivi un programme de rééducation vestibulaire, des exercices ont été proposés pour le groupe contrôle: entraînement en endurance sur vélo et étirements, l'autre groupe contrôle sur liste d'attente a reçu les soins médicaux habituels.
Les mesures principales étaient la mesure de la fatigue (Modified Fatigue Impact Scale), la mesure de l'équilibre (posturographie) et la mesure de la marche (Six-Minute Walk Test). Les mesures secondaires étaient la mesure du handicap lié aux sensations vertigineuses ou le déséquilibre (Dizziness Handicap Inventory) et une mesure de la dépression (Beck Depression Inventory-II).
RÉSULTATS
Suite à la période de traitement, le groupe traitement s'est amélioré davantage au niveau de la fatigue, l'équilibre et le handicap liés aux sensations vertigineuses par rapport au groupe contrôle avec exercices et le groupe contrôle liste d'attente. Ces résultats ont à peine changé après l'évaluation à 4 semaines. Limitations : l'étude était limitée par la petite taille de l'échantillon. Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les mécanismes sous-jacents aux changements au niveau des résultats grâce au programme de rééducation vestibulaire.
CONCLUSION
Un programme de 6 semaines de rééducation vestibulaire montre un changement statistiquement significatif et cliniquement pertinent au niveau de la fatigue, des troubles de l'équilibre et du handicap liés aux sensations vertigineuses et d'instabilité chez des patients avec SEP.
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Exercise to prevent falls in older adults: an updated meta-analysis and best practice recommendations
Sherrington C, Tiedemann A, Fairhall N, Close JC, Lord SR
N S W Public Health Bull. 2011 Jun;22(3-4):78-83
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
MÉTHODE ET RÉSULTATS
Cette mise à jour de revue systématique inclut 54 essais contrôlés randomisés et confirme que les exercices, comme seule intervention peuvent prévenir les chutes (ratio du taux global 0.84, IC95% 0.77-0.91).
La méta-régression a révélé que des programmes qui incluaient un entrainement de l'équilibre, qui comprenaient une haute dose d'exercices et n'incluant pas un entraînement à la marche avaient un meilleur effet pour la réduction du nombre de chutes.
RECOMMANDATIONS ET CONCLUSION
Nous recommandons donc que les exercices de prévention des chutes devraient fournir une sollicitation importante ou modérée de l'équilibre, pour au moins 2 heures par semaine sur une durée continue.
De plus, nous recommandons que :
- les exercices de prévention des chutes devraient cibler à la fois la communauté générale et les personnes à risque élevé de chute,
- les exercices peuvent être entrepris en groupe ou à domicile,
- un entraînement de la force musculaire et de la marche peuvent être inclus en plus de l'entraînement de l'équilibre, mais les personnes à haut risque de chute ne devraient pas avoir de programme de marche trop rapide/brusque,
- et d'autres facteurs de risque de chute devraient être abordés.
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Stretch for the treatment and prevention of contractures (Cochrane review)
Katalinic OM, Harvey LA, Herbert RD, Moseley AM, Lannin NA, Schurr K
Cochrane Database of Systematic Reviews 2010;Issue 9
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Les contractures sont une complication commune d’origine neurologique et musculosquelettique et se caractérisent par la diminution de la mobilité articulaire. Les étirements sont largement utilisés dans le traitement et la prévention des contractures. Cependant, il n’est pas prouvé qu’ils sont efficaces.
OBJECTIF
Déterminer les effets des étirements sur des contractures chez des personnes avec ou sans risque de contracture.
STRATÉGIE DE RECHERCHE
Les bases de données suivantes ont été explorées : CENTRAL, DARE et HTA (The Cochrane Library); MEDLINE; CINAHL; EMBASE; SCI-EXPANDED; et PEDro (Avril 2009).
CRITÈRES DE SÉLECTION
Les essais contrôlés randomisés et les essais cliniques contrôlés traitant d’étirements pratiqués dans le but de traiter ou de prévenir de contractures ont été inclus.
COLLECTE DES DONNÉES ET ANALYSE
Deux auteurs ont sélectionné indépendamment les essais, en ont extrait les données et ont évalué les risques de biais. Les principaux critères évalués étaient la mobilité articulaire et la qualité de vie. Les critères secondaires étaient la douleur, la spasticité, la limitation d’activité et la restriction de participation. Ces critères d’amélioration ont été évalués immédiatemment après l’intervention, à court terme (1-7 jours) et à long terme (plus d’une semaine). Les effets du traitement sont exprimés par la différence moyenne et la différence moyenne standardisée avec un intervalle de confiance à 95%. Les méta-analyses ont été menées selon le modèle à effets aléatoires.
RÉSULTATS
Trente-cinq études incluant 1391 participants ont été retenues. Aucune étude n’a été menée sur plus de 7 mois. Pour les personnes présentant des troubles neurologiques, les étirements n’ont pas d’effet cliniquement significatif immédiatement (différence moyenne de 3° IC 95% [0 ; 7]), à court terme (différence moyenne de 1° I95% [0 ; 3]) ou à long terme (différence moyenne de 0° IC95% [-2 ; 2]) sur la mobilité articulaire (niveau de preuve : moyen à haut).
Les résultats sont similaires pour des personnes sans trouble neurologique. Dans tous les cas, il n’y a peu ou pas d’effet sur la douleur, la spasticité, la limitation d’activité, la restriction de participation ou la qualité de vie.
CONCLUSION DES AUTEURS
Les étirements n’ont pas d’effet cliniquement significatif sur la mobilité articulaire chez les personnes présentant des contractures ou les personnes à risque de contractures, lorsqu’ils sont effectués pendant moins de 7 mois. L’effet des étirements n’a pas été évalué pour des périodes d’application supérieures à 7 mois.
Lien vers PEDro
Is preoperative physiotherapy/pulmonary rehabilitation beneficial in lung resection patients?
Nagarajan K, Bennett A, Agostini P, Naidu B
Interact Cardiovasc Thorac Surg. 2011 Sep;13(3):300-2. Epub 2011 May 17
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE ET OBJECTIF
Un protocole de recherche des meilleures preuves disponibles a été effectué en chirurgie thoracique pour savoir si la physiothérapie / réadaptation pulmonaire préopératoire est bénéfique chez les patients subissant une résection pulmonaire.
MÉTHODE DE RECHERCHE ET RÉSULTATS
Dix communications ont été identifiées en utilisant cette méthode de recherche, dont cinq répondaient à cette question clinique.
En 2007, un rapport a montré que 13 sujets recevant un programme de réadaptation préopératoire (PRP) obtenaient une amélioration de la consommation d'oxygène maximale (VO2 max) d’environ 2,4 ml / kg / min (IC à 95% de 1 à 3,8, p = 0,002).
Un rapport en 2008 a montré chez 12 patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) avec une VO2 max <15 ml / kg / min une amélioration moyenne de VO2 max de 2,8 ml / kg / min (P <0,001) après un PRP.
Un précédent rapport en 2005 a montré une diminution de l’hospitalisation (21 ± 7 jours vs 29 ± 9 jours, p = 0,0003) chez les 22 sujets atteints de BPCO ayant suivi un PRP pendant deux semaines par rapport à un groupe témoin historique de 60 patients.
Il a été montré en 2006 que la kinésithérapie respiratoire associée à un entraînement des muscles inspiratoires et périphériques par rapport aux soins infirmiers de routine a entraîné un taux inférieur d’atélectasie (2% vs 7,7%) et une durée moyenne d’hospitalisation diminuée (5,73 jours vs 8,33 jours (P <0,0001)).
Une étude prospective randomisée contrôlée, en 1997, a montré que deux semaines de PRP suivies de deux mois de rééducation postopératoire provoque une augmentation du Volume Expiratoire Maximum par Seconde (VEMS) dans le groupe expérimental par rapport au groupe contrôle après trois mois (lobectomie + 570 ml vs . -70 ml; pneumonectomie + 680 ml vs -110 ml).
CONCLUSION
Nous concluons que la kinésithérapie préopératoire améliore la capacité d'exercice et préserve la fonction pulmonaire après chirurgie thoracique. La réduction des complications pulmonaires postopératoires par la kinésithérapie préopératoire est cependant incertaine.
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Tracheal suctioning without disconnection in intubated ventilated neonates (Cochrane review) [with consumer summary]
Taylor JE, Hawley G, Flenady V, Woodgate PG
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 12
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La ventilation mécanique assistée est une nécessité dans la population néonatale pour diverses affections respiratoires ou chirurgicales Cependant, il y a un certain nombre de dangers potentiels associés à cette intervention destinée à sauver des vies. De nouvelles techniques d'aspiration ont été introduites dans la pratique clinique visant à prévenir ou réduire ces effets indésirables.
OBJECTIFS
Evaluer les effets de l'aspiration endotrachéale sans déconnexion chez les nouveaux-nés intubés ventilés.
MÉTHODES DE RECHERCHE
L'étude a élaboré une stratégie de recherche pour le Cochrane Neonatal Review Group. Une recherche exhaustive des bases de données Cochrane, MEDLINE et CINAHL, et des résumés de la Society for Pediatric Research a été entrepris par les auteurs de l'étude (Juillet 2011).
CRITÈRES DE SÉLECTION
Tous les essais qui utilisaient une répartition randomisée ou quasi-aléatoire des patients et dans lesquels l'aspiration, avec ou sans déconnexion du respirateur ont été comparés.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Les méthodes standard du Cochrane Neonatal Group ont été utilisées. Chaque auteur a examiné les essais afin d'évaluer leur éligibilité, leur qualité, et d'en extraire les données; ils ont ensuite comparé les différences. L'analyse a été réalisée à l'aide d'un modèle à effets fixes et les résultats ont été rapportés en utilisant le risque relatif (RR) pour les données catégorielles et la différence moyenne (DM) pour les résultats mesurés sur une échelle continue.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
Quatre essais (252 enfants) ont été inclus dans cette revue. Les essais ont employé une méthode de cross-over dans laquelle a été comparée l'aspiration avec ou sans déconnexion.
Les aspirations sans déconnexion ont entraîné une réduction des épisodes d'hypoxie (RR typique 0.48, IC 95% 0,31 à 0,74; 3 études; 241 participants). Il y avait également moins d'enfants ayant subi des épisodes où la pression partielle d'oxygène transcutanée (TCPO2) a diminué de >10% (RR typique 0.39, IC 95% 0,19 à 0,82; 1 étude, 11 participants).
Les aspirations sans déconnexion ont entraîné une modification dans un moindre pourcentage de la fréquence cardiaque (différence moyenne pondérée (DMP) 6,77, IC 95% 4,01 à 9,52; 4 études, 239 participants) et une réduction du nombre de nourrissons connaissant une diminution de la fréquence cardiaque de > 10% (RR typique 0.61, IC 0,40 à 0,93; 3 études; 52 participants)
Le nombre de nourrissons présentant des épisodes bradycardisant a également été réduit pendant l'aspiration fermée (RR typique 0.38, IC 95% 0,15 à 0,92; 3 études; 241 participants) .
CONCLUSIONS DES AUTEURS
Il y a plusieurs preuves pour suggérer qu'une aspiration sans déconnexion du respirateur améliorerait les résultats à court terme, mais les preuves ne sont pas suffisamment fortes pour recommander cette pratique comme la seule méthode d'aspiration endotrachéale.
Les futures recherches qui réaliseront des essais de grande ampleur devront examiner les conséquences des différentes techniques sur les pneumonies associées à la ventilation, la morbidité pulmonaire et sur le développement neurologique.
Les nourrissons de moins de 28 semaines devraient aussi être inclus dans les études.
Lien vers PEDro
Traduction en français dans la banque de santé génésique de l'OMS
Tracheal suctioning without disconnection in intubated ventilated neonates (Cochrane review) [with consumer summary]
Taylor JE, Hawley G, Flenady V, Woodgate PG
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 12
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La ventilation mécanique assistée est une nécessité dans la population néonatale pour diverses affections respiratoires ou chirurgicales Cependant, il y a un certain nombre de dangers potentiels associés à cette intervention destinée à sauver des vies. De nouvelles techniques d'aspiration ont été introduites dans la pratique clinique visant à prévenir ou réduire ces effets indésirables.
OBJECTIFS
Evaluer les effets de l'aspiration endotrachéale sans déconnexion chez les nouveaux-nés intubés ventilés.
MÉTHODES DE RECHERCHE
L'étude a élaboré une stratégie de recherche pour le Cochrane Neonatal Review Group. Une recherche exhaustive des bases de données Cochrane, MEDLINE et CINAHL, et des résumés de la Society for Pediatric Research a été entrepris par les auteurs de l'étude (Juillet 2011).
CRITÈRES DE SÉLECTION
Tous les essais qui utilisaient une répartition randomisée ou quasi-aléatoire des patients et dans lesquels l'aspiration, avec ou sans déconnexion du respirateur ont été comparés.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Les méthodes standard du Cochrane Neonatal Group ont été utilisées. Chaque auteur a examiné les essais afin d'évaluer leur éligibilité, leur qualité, et d'en extraire les données; ils ont ensuite comparé les différences. L'analyse a été réalisée à l'aide d'un modèle à effets fixes et les résultats ont été rapportés en utilisant le risque relatif (RR) pour les données catégorielles et la différence moyenne (DM) pour les résultats mesurés sur une échelle continue.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
Quatre essais (252 enfants) ont été inclus dans cette revue. Les essais ont employé une méthode de cross-over dans laquelle a été comparée l'aspiration avec ou sans déconnexion.
Les aspirations sans déconnexion ont entraîné une réduction des épisodes d'hypoxie (RR typique 0.48, IC 95% 0,31 à 0,74; 3 études; 241 participants). Il y avait également moins d'enfants ayant subi des épisodes où la pression partielle d'oxygène transcutanée (TCPO2) a diminué de >10% (RR typique 0.39, IC 95% 0,19 à 0,82; 1 étude, 11 participants).
Les aspirations sans déconnexion ont entraîné une modification dans un moindre pourcentage de la fréquence cardiaque (différence moyenne pondérée (DMP) 6,77, IC 95% 4,01 à 9,52; 4 études, 239 participants) et une réduction du nombre de nourrissons connaissant une diminution de la fréquence cardiaque de > 10% (RR typique 0.61, IC 0,40 à 0,93; 3 études; 52 participants)
Le nombre de nourrissons présentant des épisodes bradycardisant a également été réduit pendant l'aspiration fermée (RR typique 0.38, IC 95% 0,15 à 0,92; 3 études; 241 participants) .
CONCLUSIONS DES AUTEURS
Il y a plusieurs preuves pour suggérer qu'une aspiration sans déconnexion du respirateur améliorerait les résultats à court terme, mais les preuves ne sont pas suffisamment fortes pour recommander cette pratique comme la seule méthode d'aspiration endotrachéale.
Les futures recherches qui réaliseront des essais de grande ampleur devront examiner les conséquences des différentes techniques sur les pneumonies associées à la ventilation, la morbidité pulmonaire et sur le développement neurologique.
Les nourrissons de moins de 28 semaines devraient aussi être inclus dans les études.
Lien vers PEDro
Traduction en français dans la banque de santé génésique de l'OMS
Physical training for McArdle disease (Cochrane review) [with consumer summary]
Quinlivan R, Vissing J, Hilton-Jones D, Buckley J
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 12
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La maladie de Mc Ardle est une myopathie métabolique rare causée par une anomalie de fonctionnement de la phosphorylase musculaire, responsable d’un trouble de la glycogénolyse musculaire. Les personnes atteintes souffrent de fatigue et de crampes dès les premières minutes de l'exercice et risquent des blessures musculaires de type rhabdomyolyse et d’insuffisance rénale aiguë. Après ces premières minutes d’exercice, un second souffle aura lieu permettant de continuer l’exercice. Cela est dû à la mobilisation et l'utilisation de substrats alternatifs (glycogénolyse hépatique). L'entraînement en aérobie semble améliorer la capacité de travail en améliorant les aptitudes cardiovasculaires.
OBJECTIFS
Evaluer les effets de l'entraînement en aérobie chez les personnes souffrant de la maladie de Mc Ardle.
MÉTHODES DE RECHERCHE
Nous avons cherché dans le Groupe Cochrane des maladies neuromusculaires (11 Janvier 2011),et les bases de données CENTRAL (2010, numéro 4), MEDLINE (Janvier 1966 à Janvier 2011) et EMBASE (Janvier 1980 à Janvier 2011).
CRITÈRES DE SÉLECTION
Toutes les études randomisées et quasi-randomisés contrôlés concernant l'entraînement physique en aérobie chez des personnes de tous âges souffrant de la maladie de Mc Ardle sont sélectionnées.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Deux auteurs ont identifié des études potentiellement incluables et ont évalué leur qualité méthodologique. Nous avons entrepris une méta analyse, après avoir identifié ces études à la qualité méthodologique suffisante.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
Il n'y a pas eu d'essais randomisés ou quasi-randomisés sur l'entraînement en aérobie chez les personnes souffrant de la maladie de Mc Ardle. Cependant, trois études avec de petits nombres de participants ont prouvé que l'entraînement en aérobie améliore la condition physique, sans effets indésirables chez les personnes souffrant de la maladie de Mc Ardle.
CONCLUSION
Ces études non randomisées utilisant de petits nombres de patients suggèrent qu’il serait intéressant d’entreprendre de grands essais randomisés contrôlés sur l'entraînement en aérobie chez les patients atteints de la maladie de Mc Ardle.
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Pulmonary rehabilitation following exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease (Cochrane review) [with consumer summary]
Puhan MA, Gimeno-Santos E, Scharplatz M, Troosters T, Walters EH, Steurer J
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 10
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La réadaptation pulmonaire est devenue indispensable dans les soins des patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) stables. Des examens systématiques ont montré d’importants effets cliniques de la réadaptation pulmonaire chez ces patients. Toutefois, chez des patients atteints de BPCO instable et qui ont récemment subi une exacerbation, les effets de la réadaptation pulmonaire sont moins bien établis.
OBJECTIFS
Evaluer les effets de la réadaptation pulmonaire après exacerbation de la BPCO sur les admissions hospitalières futures (critère primaire) et selon des critères importants (mortalité, liés à la santé et la qualité de vie de la capacité d'exercice).
STRATÉGIE DE RECHERCHE
Les essais ont été identifiés à partir de recherches ayant débuté en mars 2010 sur les bases de données CENTRAL, MEDLINE, EMBASE, PEDro et COCHRANE.
CRITÈRES DE SÉLECTION
Les essais sélectionnés étaient des essais contrôlés randomisés comparant la réadaptation pulmonaire de durée variable après une exacerbation de la BPCO par rapport aux soins conventionnels. Les programmes de réadaptation pulmonaire nécessitaient l’inclusion d’au moins un exercice physique. Les groupes témoins ont reçu des soins conventionnels sans réadaptation.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Nous avons calculé les différents risques relatifs et les moyennes pondérées (MP) en utilisant des modèles à effets aléatoires. Nous avons demandé aux auteurs des études sélectionnées les données manquantes à cette revue systématique.
RÉSULTATS
Nous avons identifié neuf essais impliquant 432 patients.
La réadaptation pulmonaire a significativement réduit les admissions à l'hôpital (RR : 0,22 [95% CI 0,08 à 0,58], le nombre nécessaire à traiter (NNT) 4 [95% IC 3 à 8], plus de 25 semaines) et la mortalité (RR 0,28, IC 95% 0,10 à 0,84), le NNT 6 [IC 95%: 5-30] plus de 107 semaines).
Les effets de la réadaptation pulmonaire sur les critères liés à la qualité de vie étaient bien au-dessus de la différence clinique minimale mesurée par le Chronic Respiratory Questionnaire (MP pour la dyspnée, la fatigue: 0,81 (fatigue, 95% CI 0,16 à 1,45) et 0.97 (dyspnée, 95% CI 0,35 à 1,58)) et par le score du questionnaire respiratoire St. Georges (MP -9,88, IC 95% de -14,40 à -5,37); domaine des possibilités (MP -13,94; IC 95%: -20,37 à - 7,51) et pour le domaine de la limitation des activités (MP-9,94, IC 95% de -15,98 à -3,89)).
La catégorie des symptômes du Questionnaire Respiratoire St Georges n'a montré aucune amélioration significative.
La réadaptation pulmonaire a significativement amélioré la capacité d'exercice et cette amélioration était supérieure à la différence clinique minimale (test de marche de six minutes (MD 77,70 mètres; IC 95%: 12,21 à 143,20) et test de marche navette (MD 64,35, IC 95% de 41,28 à 87,43)).
Aucun événement indésirable n'a été rapporté dans trois de ces études.
CONCLUSIONS
Neuf petites études de qualité méthodologique moyenne prouvent que la réadaptation pulmonaire est une intervention très efficace et sûre pour réduire les hospitalisations et la mortalité et pour améliorer la santé ainsi que les critères liés à la qualité de vie des patients atteints de BPCO qui ont récemment subi une exacerbation de leur maladie.
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Workplace interventions for treatment of occupational asthma (Cochrane review)
De Groene GJ, Pal TM, Beach J, Tarlo SM, Spreeuwers D, Frings-Dresen MH, Mattioli S, Verbeek JH
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 5
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
L'impact des interventions en milieu de travail sur l'issue de l'asthme professionnel n'est pas bien compris.
OBJECTIFS
Evaluer l'efficacité des interventions en milieu de travail sur l'issue de l'asthme professionnel.
STRATÉGIE DE RECHERCHE
Nous avons recherché dans la base centrale des données Cochrane des essais contrôlés (CENTRAL), MEDLINE, EMBASE, NIOSHTIC-2, CISDOC et HSELINE jusqu'en février 2011.
CRITÈRES DE SÉLECTION
Les essais comparatifs randomisés contrôlés, avant et après les études, et les séries chronologiques interrompues des interventions en milieu de travail à propos de l'asthme professionnel.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Deux auteurs ont indépendamment évalué l'admissibilité des études et la qualité des essais et ont extrait les données.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
21 essais ont été inclus, contrôlés avant et après le déroulement des études, avec 1447 participants déclarés pour 29 comparaisons.
Dans 15 études, le retrait de l'exposition a été comparé à une exposition continue. Le retrait augmentait la probabilité de ne pas déclarer de symptômes (risque relatif (RR) 21,42, intervalle de confiance 95% (IC) de 7.20 à 63.77), améliorait le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) (différence moyenne (DM) 5,52 points de pourcentage, 95% IC 2,99 à 8,06) et diminuait non spécifiquement l’hyperréactivité bronchique (différence moyenne standardisée (DMS) 0,67, IC 95% 0,13 à 1,21).
Dans six études, la réduction de l'exposition a été comparée à une exposition continue. On observait une réduction accrue de la probabilité de ne pas déclarer de symptômes (RR 5,35, IC 95% 1,40 à 20,48), mais n'a pas d'incidence sur le VEMS (points de pourcentage de 1,18 DM, IC 95% -2.96 à 5.32).
Dans huit études, le retrait de l'exposition a été comparé à la réduction de l'exposition. Le retrait augmentait la probabilité de ne pas déclarer de symptômes (RR 39,16, IC 95% 7,21 à 212,83), mais n'avait pas d'incidence sur le VEMS (points de pourcentage de 1,16 DM, IC 95%: -7,51 à 9,84).
Deux études ont rapporté que le risque de chômage après le retrait de l'exposition était augmenté par rapport à la réduction de l'exposition (RR 14,3, IC 95% 2,06 à 99,16).
Trois études ont signalé une perte de revenu d'environ 25% après le retrait de l'exposition. Globalement le niveau de preuve était très faible.
CONCLUSIONS DES AUTEURS
Il existe des preuves de très faible qualité montrant que le retrait de l'exposition améliore les symptômes de l'asthme et la fonction pulmonaire par rapport à l'exposition continue.
Réduire l'exposition permet également d'améliorer les symptômes, mais ne semble pas aussi efficace que l'élimination complète.
Cependant, l'élimination de l'exposition est associée à un risque accru de chômage, alors que la réduction de l'exposition ne l'est pas. Les bénéfices cliniques du retrait de l'exposition ou de sa réduction sont contrebalancés par l'augmentation du risque de chômage. Nous avons besoin de meilleures études pour identifier quelles sont les interventions visant à réduire l'exposition qui donnent les plus d'avantages.
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Virtual reality for stroke rehabilitation (Cochrane review) [with consumer summary]
Laver KE, George S, Thomas S, Deutsch JE, Crotty M
Cochrane Database of Systematic Reviews 2011;Issue 9
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
La réalité virtuelle et les jeux vidéo interactifs sont apparus comme de nouvelles approches thérapeutiques dans la rééducation après un AVC. Les consoles de jeux de salon ont tout particulièrement été rapidement adoptées en milieu clinique bien que l'on dispose actuellement de peu d'informations sur leur efficacité.
OBJECTIFS
Evaluer les effets de la réalité virtuelle et des jeux vidéo interactifs sur les membres supérieurs, les membres inférieurs et la fonction motrice globale après un AVC.
STRATÉGIE DE RECHERCHE
Nous avons effectué des recherches dans le Cochrane Stroke Group Trials Register (mars 2010), dans le Cochrane Controlled Register of Controlled Trials (The Cochrane Library 2010, Issue 1), MEDLINE (de 1950 à Mars 2010), EMBASE (de 1980 à mars 2010) et dans sept bases de données supplémentaires. Nous avons également cherché des registres d'études, des comptes rendus de congrès, des listes de référence et avons contacté les principaux chercheurs dans le domaine ainsi que les fabricants d'équipements de réalité virtuelle.
CRITÈRES DE SÉLECTION
Ont été inclus les essais randomisés et quasi-randomisés utilisant la réalité virtuelle (définie comme «une forme avancée d'interface homme-machine permettant à l'utilisateur «d'interagir» avec et d'être «en immersion» dans un environnement généré par un ordinateur d'une manière réaliste») chez les adultes après un AVC.
Les mesures principales qui nous ont intéressés étaient : la fonction et l'activité du membre supérieur, la fonction et l'activité du membre inférieur, en terme de démarche et d'équilibre, ainsi que la fonction motrice globale.
COLLECTE ET ANALYSE DE DONNÉES
Deux auteurs ont indépendamment sélectionné les essais basés sur les critères d'inclusion prédéfinis, extrait les données et évalué les risques de biais. Un troisième auteur a joué le rôle de modérateur en cas de désaccord lorsque cela s'avérait nécessaire. Les auteurs ont contacté tous les chercheurs afin d'obtenir toute information manquante.
PRINCIPAUX RÉSULTATS
Nous avons inclus 19 essais impliquant 565 participants. La taille des échantillons des études étaient généralement faible et les interventions comme les mesures de résultats variaient, limitant la possibilité de les comparer. Les interventions effectuées dans les études incluses étaient principalement conçues pour améliorer la fonction motrice plutôt que la fonction cognitive ou la performance en terme d'activité. La majorité des participants étaient relativement jeunes et à plus d'une année post-AVC.
Résultats principaux : les résultats ont été statistiquement significatifs pour la fonction du bras (différence moyenne standardisée (SMD) 0,53, intervalle de confiance 95% (IC) de 0,25 à 0,81 basée sur sept études avec 205 participants). Il n'y avait pas d'effet statistiquement significatif sur la force de préhension ou sur la vitesse de marche. Nous avons été incapables de déterminer l'effet sur la fonction motrice globale en raison du nombre insuffisant d'études comparables.
Résultats secondaires : les résultats étaient statistiquement significatifs concernant les activités de la vie journalière (AVJ) (SMD 0,81, IC 95% 0,39 à 1,22 basée sur trois études avec 101 participants), mais nous avons été incapables de regrouper les résultats concernant la fonction cognitive, les impacts sur la qualité de vie ou les études en imagerie. Peu d'effets indésirables ont été rapportés et ceux relevés ont été relativement faibles. Les études qui ont examiné les taux d'éligibilité ont montré que seulement 34% (déviation standard (SD) 26, de 17 à 80) des participants examinés ont été recrutés.
CONCLUSION
Nous avons trouvé des preuves limitées montrant que la réalité virtuelle et les jeux vidéo interactifs peuvent améliorer la fonction du bras et les AVJ par comparaison à un traitement conventionnel en même quantité. Il n'y avait pas suffisamment de preuves pour conclure à un effet sur la force de préhension ou sur la vitesse de marche. Pour le moment, nous ne savons pas clairement quelles caractéristiques de la réalité virtuelle sont les plus importantes et nous ignorons si les effets sont durables à long terme. Par ailleurs, il n'existe actuellement que très peu d'études évaluant l'utilisation de consoles de jeux commerciales (telle que la Wii de Nintendo).
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Effects of therapy in oropharyngeal dysphagia by speech and language therapists: a systematic review
Speyer R, Baijens L, Heijnen M, Zwijnenberg I
Dysphagia. 2010 Mar;25(1):40-65
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Les traitements médicaux et paramédicaux devraient être évalués selon les niveaux actuels de la médecine basée sur les preuves. L’évaluation de la thérapie dans le cadre de la dysphagie oropharyngée correspond à cet intérêt croissant. Il s’agit d’une revue systématique de la littérature portant sur les effets de la thérapie menée par les orthophonistes dans le cadre de la dysphagie oropharyngée. Par conséquent la revue exclut les rapports sur des traitements chirurgicaux ou pharmacologiques.
MÉTHODES
La recherche de littérature a été effectuée sur les bases de données électroniques PubMed et EMBASE. Toutes les références disponibles remontant jusqu’à novembre 2008 ont été retenues. La recherche a été restreinte aux publications en anglais, allemand, français, espagnol et néerlandais. Les termes MeSH ont été complétés par du texte libre (pour la période après janvier 2005).
RÉSULTATS
59 études ont été retenues. En général, des effets positifs statistiquement significatifs de la thérapie ont été retrouvés. Cependant le nombre d’articles était plutôt faible. De plus divers problèmes méthodologiques ont été trouvés dans beaucoup de ces études. Pour la plupart des études, les conclusions ne pouvaient pas être généralisées ; la comparaison est rendue impossible par la variété des diagnostics, des types de thérapie et des techniques d’évaluation.
CONCLUSION
Il persiste beaucoup d’interrogations sur les effets de la thérapie dans le cadre de dysphagie oropharyngée telle qu’elle est pratiquée par les orthophonistes et logopèdes. Bien que des études aux résultats positifs significatifs aient été publiées, des recherches plus approfondies basées sur des essais contrôlés randomisés sont nécessaires.
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Acupuncture for temporomandibular disorders: a systematic review.
Cho S-H, Whang W-W
Journal of Orofacial Pain 2010 Spring;24(2):152-162
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Evaluer l’efficacité de l’acupuncture dans le traitement symptomatique des dysfonctionnements de l’appareil manducateur (DAM) à partir d’une revue systématique d’études utilisant des essais contrôlés randomisés (ECR).
MÉTHODES
La recherche systématique des bases de données électroniques a porté sur les articles mentionnant des ECR abordant l’acupuncture dans les DAM. Les qualités méthodologiques des études retenues ont été évaluées selon les critères décrits dans le Cochrane Handbook.
RÉSULTATS
Dix-neuf rapports ont été analysés de façon systématique. Le niveau de preuve est modéré sur le fait que l’acupuncture classique a une influence positive supérieure au placebo (trois essais, 65 participants) ; a des effets positifs similaires à ceux d’une thérapie par gouttière occlusale (trois essais, 160 participants) ; et est plus efficace sur les symptômes des DAM que la kinésithérapie (quatre essais, 397 participants), que l’indométacine plus la vitamine B1 (deux essais, 85 participants) et que le groupe contrôle en liste d’attente (trois essais, 138 participants). Seuls deux ECR mentionnent des effets indésirables mais ne signalent aucun effet indésirable grave.
CONCLUSION
Cette revue systématique montre des preuves de niveau modéré sur le fait que l’acupuncture est une intervention efficace pour réduire les symptômes associés aux DAM. Des essais avec des échantillons de taille adéquate et qui s’intéressent à l’efficacité à long terme de l’acupuncture sont nécessaires.
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Effects of hippotherapy and therapeutic horseback riding on postural control or balance in children with cerebral palsy: a meta-analysis
Zadnikar M, Kastrin A
Developmental Medicine and Child Neurology 2011 Aug;53(8):684-691
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Cette revue et cette méta-analyse de recherche présente un aperçu des effets de l'hippothérapie et de l'équitation thérapeutique sur le contrôle postural et l'équilibre des enfants présentant une IMC.
MÉTHODE
Afin de faire une synthèse des résultats des recherches précédentes, une revue systématique et une méta-analyse ont été effectuées. Les études pertinentes ont été identifiées par une recherche systématique dans de multiples bases de données en ligne depuis la création de ces différentes bases jusqu'en mai 2010.
Les études étaient incluses à condition de remplir les critères suivants :
1- Conception de l'étude quantitative
2- Enquête sur les effets de l'hippothérapie ou de l'équitation thérapeutique sur le contrôle postural ou l'équilibre
3- Enfants ou adultes présentant une IMC dans les groupes étudiés
Les articles sélectionnés ont été évalués pour leur qualité méthodologique.
L'effet du traitement a été retranscrit comme un résultat à 2 entrées : effet positif ou pas d'effet, et a été quantifié par « odds ratio » (OR).
L'effet du traitement a été mis en commun à l'aide d'un calcul à partir d'un modèle des effets aléatoires.
Une méta-régression de la taille de l'effet a été réalisée grâce à une étude des covariables, incluant la taille de l'étude, la date de publication, et le score de qualité méthodologique.
RÉSULTATS
Dans les 77 études identifiées, 10 remplissaient les critères d'inclusion. 2 ont été exclues parce qu'elle n'incluaient pas de groupe de comparaison.
Le traitement a été jugé efficace pour 76 des 84 enfants présentant une IMC inclus dans les groupes intervention.
Les groupes de comparaison comportaient 89 enfants : 50 sans handicap et 39 avec une IMC. Un effet positif a été montré pour 21 des enfants avec une IMC dans les groupes de comparaison indépendamment de l'activité proposée (kinésithérapie, ergothérapie, s’asseoir sur un baril ou sur une selle artificielle).
L'estimation de la taille de l'effet mise en commun (OR 25,41, IC 95% 4,35 à 148,53), démontrant une efficacité statistiquement significative de l'hippothérapie et de l'équitation thérapeutique chez les enfants présentant une IMC (p<0,001).
La méta-régression des caractéristiques de l'étude ne révèle aucun facteur spécifique d'étude.
INTERPRÉTATION
Les 8 études ont montré que le contrôle postural et l'équilibre étaient améliorés par l'hippothérapie et l'équitation thérapeutique.
Bien que la généralisation de ces résultats peut être limitée par la taille relativement petite de l'échantillon, les résultats démontrent clairement que l'équitation thérapeutique est indiquée pour améliorer le contrôle postural et l'équilibre des enfants présentant une IMC.
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Effects of hippotherapy and therapeutic horseback riding on postural control or balance in children with cerebral palsy: a meta-analysis
Zadnikar M, Kastrin A
Developmental Medicine and Child Neurology 2011 Aug;53(8):684-691
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Cette revue et cette méta-analyse de recherche présente un aperçu des effets de l'hippothérapie et de l'équitation thérapeutique sur le contrôle postural et l'équilibre des enfants présentant une IMC.
MÉTHODE
Afin de faire une synthèse des résultats des recherches précédentes, une revue systématique et une méta-analyse ont été effectuées. Les études pertinentes ont été identifiées par une recherche systématique dans de multiples bases de données en ligne depuis la création de ces différentes bases jusqu'en mai 2010.
Les études étaient incluses à condition de remplir les critères suivants :
1- Conception de l'étude quantitative
2- Enquête sur les effets de l'hippothérapie ou de l'équitation thérapeutique sur le contrôle postural ou l'équilibre
3- Enfants ou adultes présentant une IMC dans les groupes étudiés
Les articles sélectionnés ont été évalués pour leur qualité méthodologique.
L'effet du traitement a été retranscrit comme un résultat à 2 entrées : effet positif ou pas d'effet, et a été quantifié par « odds ratio » (OR).
L'effet du traitement a été mis en commun à l'aide d'un calcul à partir d'un modèle des effets aléatoires.
Une méta-régression de la taille de l'effet a été réalisée grâce à une étude des covariables, incluant la taille de l'étude, la date de publication, et le score de qualité méthodologique.
RÉSULTATS
Dans les 77 études identifiées, 10 remplissaient les critères d'inclusion. 2 ont été exclues parce qu'elle n'incluaient pas de groupe de comparaison.
Le traitement a été jugé efficace pour 76 des 84 enfants présentant une IMC inclus dans les groupes intervention.
Les groupes de comparaison comportaient 89 enfants : 50 sans handicap et 39 avec une IMC. Un effet positif a été montré pour 21 des enfants avec une IMC dans les groupes de comparaison indépendamment de l'activité proposée (kinésithérapie, ergothérapie, s’asseoir sur un baril ou sur une selle artificielle).
L'estimation de la taille de l'effet mise en commun (OR 25,41, IC 95% 4,35 à 148,53), démontrant une efficacité statistiquement significative de l'hippothérapie et de l'équitation thérapeutique chez les enfants présentant une IMC (p<0,001).
La méta-régression des caractéristiques de l'étude ne révèle aucun facteur spécifique d'étude.
INTERPRÉTATION
Les 8 études ont montré que le contrôle postural et l'équilibre étaient améliorés par l'hippothérapie et l'équitation thérapeutique.
Bien que la généralisation de ces résultats peut être limitée par la taille relativement petite de l'échantillon, les résultats démontrent clairement que l'équitation thérapeutique est indiquée pour améliorer le contrôle postural et l'équilibre des enfants présentant une IMC.
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Higher PEEP in patients with acute lung injury: a systematic review and meta-analysis
Dasenbrook EC, Needham DM, Brower RG, Fan E
Respiratory Care 2011 May;56(5):568-575
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
L’étude des différentes stratégies de ventilation avec un haut niveau de PEEP chez des patients présentant une lésion pulmonaire aigüe (ALI) ou un syndrome de détresse respiratoire aigüe (SDRA) ont donné des résultats contradictoires.
OBJECTIF
Déterminer si un haut niveau de PEEP durant une ventilation à volume et pression limités est associé à 28 jours, à une mortalité et un barotraumatisme chez des patients atteints de ALI / SDRA.
MÉTHODES
Nous avons recherché dans MEDLINE, CENTRAL, EMBASE, CINAHL, Web of Science, et dans les bibliographies des articles récupérés pour identifier les essais contrôlés randomisés comparant un haut niveau et un bas niveau de PEEP chez des patients adultes atteints d'ALI / SDRA qui recevaient déjà une ventilation à volume limité ou à pression limitée. Deux d’entre nous ont indépendamment relevé le niveau de preuves des données, incluant la conception des études, les caractéristiques des patients, les méthodes d'étude, d'intervention et les principaux résultats. Nous avons regroupé les données de l'étude avec un modèle à effet aléatoire, sauf si l'hétérogénéité était faible (I (2) <50%), auquel cas nous avons utilisé un modèle à effets fixes. Le critère principal était la mortalité à 28 jours.
RÉSULTATS
Quatre essais randomisés (2360 participants) ont été évalués. Un haut niveau de PEEP montrait une tendance non significative à la diminution de la mortalité à 28 jours (risque relatif 0,90 commun, 95% CI 0.79 à 1.02). Il n'y avait aucune différence concernant le barotraumatisme entre les 2 groupes (risque relatif 1,17 commun, 95% IC0.90-1.52). Deux études ont rapporté un taux ajusté de mortalité hospitalière, et les résultats mis en commun d’analyse de la sensibilité ajustés étaient identiques aux résultats non ajustés.
CONCLUSIONS
Dans quatre études récentes qui utilisaient la ventilation à volume limité ou à pression limitée chez des patients atteint d’ALI/SDRA, un haut niveau de PEEP n'a pas été associé à une différence significative de la mortalité à court terme ou de barotraumatisme. Cette étude ne prend pas en charge l'utilisation systématique d’un haut niveau de PEEP chez les patients atteints d’ALI / SDRA.
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Headache: the placebo effects in the control groups in randomized clinical trials; an analysis of systematic reviews [with consumer summary]
de Groot FM, Voogt-Bode A, Passchier J, Berger MY, Koes BW, Verhagen AP
Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 2011 Jun;34(5):297-305
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIF
Le but de cette étude est de décrire les effets dans les groupes placebo et "sans traitement" dans les essais avec des patients souffrant de maux de tête.
METHODE
Il s'agit d'une analyse secondaire d'essais cliniques randomisés provenant de 8 revues systématiques et d'essais sélectionnés comprenant des groupes placebo ou "sans traitement". Les différents types d'interventions placebo et "sans traitement" ont été évalués et classifiés en 6 sous-groupes. Les analyses ont été effectuées en fonction du type de variable de résultat.
RESULTATS
Au total, 119 études ont été incluses (7119 participants). Le taux moyen de guérison dans tous les groupes contrôles était de 35,7%.
Significativement plus de participants ont guéri dans les groupes contrôles des études pharmacologiques par rapport aux études non pharmacologiques : 38,5% contre 15%, respectivement. Les adultes étaient plus susceptibles de guérir dans les études non pharmacologiques et les enfants dans les études pharmacologiques.
CONCLUSIONS
Le taux moyen de guérison dans les groupes contrôles étaient de 36%. Le taux de guérison variait substantiellement entre les types d'intervention et les patients.
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Virtual reality in stroke rehabilitation: a meta-analysis and implications for clinicians
Saposnik G, Levin M, Outcome Research Canada (SORCan) Working Group
Stroke 2011 May;42(5):1380-1386
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
OBJECTIFS
Environ deux tiers des victimes d'AVC conservent des déficits moteurs du membre supérieur ayant pour conséquence une diminution de leur qualité de vie. La rééducation conventionnelle apporte des effets modestes et parfois retardés. La technologie de réalité virtuelle est un nouvel adjuvant thérapeutique qui pourrait avoir des applications en rééducation neurologique. Nous avons réalisé une méta-analyse visant à déterminer les effets bénéfiques de la réalité virtuelle sur la récupération motrice du membre supérieur après un AVC.
MÉTHODE
Nous avons interrogé les bases de données MEDLINE, EMBASE et la littérature Cochrane de 1966 à juillet 2010 avec les termes «AVC», «réalité virtuelle», et «bras/extrémité supérieure". Nous avons évalué l'effet de la réalité virtuelle sur l'amélioration de la fonction motrice après un AVC.
RÉSULTATS
Sur les 35 études identifiées, 12 répondaient aux critères d'inclusion/exclusion totalisant 195 participants. Parmi elles, il y avait 5 essais cliniques randomisés et 7 études d'observation conçues en pré/post intervention. La durée des interventions s'est étalée sur 4 à 6 semaines dans 9 de ces études et sur 2 à 3 semaines dans les 3 autres. 11 des 12 études ont montré un avantage significatif en faveur de la réalité virtuelle pour les résultats sélectionnés. Dans l'analyse groupée des 5 essais contrôlés randomisés, l'effet de la réalité virtuelle sur le handicap moteur (score de Fugl-Meyer) a été OR = 4,89 (IC 95%, 1,31-18,3). Aucune différence significative n'a été observée sur le Box and Block Test ou sur la fonction motrice. Parmi les études d'observation, il y a eu une amélioration de 14,7% (IC 95%, 8,7%-23,6%) sur le handicap moteur et une amélioration de 20,1% (IC 95%, 11,0%-33,8%) sur la fonction motrice après utilisation de la réalité virtuelle.
CONCLUSION
La réalité virtuelle et les applications sous forme de jeux vidéo sont des technologies nouvelles et potentiellement utiles pouvant être combinées à la rééducation conventionnelle dans le but d'améliorer la fonction du membre supérieur après un AVC.
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Systematic review: nonoperative and operative treatments for rotator cuff tears [with consumer summary]
Seida JC, le Blanc C, Schouten JR, Mousavi SS, Hartling L, Vandermeer B, Tjosvold L, Sheps DM
Annals of Internal Medicine 2010 Aug 17;153(4):246-255
Revue systématique. Les revues systématiques ne sont pas notées.
CONTEXTE
Plusieurs approches existent dans la prise en charge des déchirures de la coiffe des rotateurs.
OBJECTIF
Comparer les avantages et les inconvénients d'interventions non opératoires et opératoires sur les résultats cliniquement importants chez des adultes avec des déchirures de la coiffe des rotateurs.
SOURCES DE DONNÉES
12 bases de données électroniques (de 1990 à septembre 2009), la littérature grise, le registre des essais cliniques et les listes de référence ont été interrogés.
SÉLECTION D'ÉTUDE
Les études contrôlées et non contrôlées qui ont évalué des traitements non opératoires ou opératoires ou la réadaptation post-opératoire pour des adultes avec une déchirure de la coiffe des rotateurs confirmée ont été incluses. On a considéré les études opératoires dans les publications de langue anglaise et les études de réadaptation non opératoires et post-opératoires en anglais, français, ou allemand.
Les études ont été évaluées par deux fois.
EXTRACTION DE DONNÉES
Deux évaluateurs critiques ont évalué le risque de biais en utilisant l’outil d’évaluation du risque de biais de Cochrane et l'Échelle de Newcastle-Ottawa. Un évaluateur critique a évalué le niveau de preuve en utilisant une approche par GRADE modifié (Classification d'Évaluation des Recommandations, Développement et Évaluation).
Les données ont été extraites par un évaluateur et vérifiées par un autre.
SYNTHÈSE DE DONNÉES
137 études ont respecté les critères d'éligibilité. Tous les essais cliniques avaient un risque élevé de biais. La cohorte et les études non contrôlées étaient de qualité modérée. Les résultats fonctionnels rapportés n'étaient pas différents entre réparation par ouverture versus réparation mini-ouverture, mini-ouverture versus réparation sous arthroscopie, réparation sous arthroscopie avec acromioplastie versus réparation sans acromioplastie, ou fixation par simple rangée versus fixation par double rangée.
Un retour plus rapide au travail a été rapporté pour la réparation par mini-ouverture versus réparation par ouverture et pour le mouvement passif continu avec physiothérapie versus physiothérapie seule.
Les réparations par ouverture ont montré une plus grande amélioration fonctionnelle que le débridement sous arthroscopie.
Les taux de complications étaient faibles pour toutes les interventions.
LIMITES
Des preuves limitées, souvent de basse qualité, ne permettent pas de conclusion pour la plupart des comparaisons. Les restrictions de langue peuvent avoir exclues quelques études pertinentes et le rapport de résultats sélectifs peut avoir introduit un biais.
CONCLUSION
La preuve sur l'efficacité comparative et les inconvénients des divers traitements opératoires et non opératoires pour des déchirures de la coiffe des rotateurs est limitée et peu concluante.
Lien vers pedro
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27/03/2013 12:44 - Nolwenn Poquet
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21/02/2013 09:37 - raslesp
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21/02/2013 08:53 - Jean MOUGEL
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21/02/2013 08:12 - raslesp
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21/02/2013 07:37 - Nolwenn POQUET
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